Améliorer la qualité de l'eau épurée

Une fois traitées, nos eaux usées sont rejetées dans le milieu naturel. En cohérence avec les objectifs réglementaires, les scientifiques d’Irstea s’attachent à optimiser les procédés de traitement pour améliorer la qualité de l’eau rejetée et ce, de la station d’épuration des grosses collectivités à l'assainissement non collectif en passant par les filtres plantés de roseaux des petites collectivités.

Infographie

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Les procédés d'épuration collectifs

Des technologies innovantes

Toute nouvelle technologie implantée en France est expertisée par l’équipe spécialiste des procédés de traitement des eaux usées d’Irstea.

 

Les filtres plantés de roseaux

Mis au point en France par Irstea, les filtres plantés de roseaux représentent la solution de traitement des eaux usées la plus adaptée aux petites et moyennes collectivités.

Les procédés d'épuration individuels

Asainissement non collectif

Faire de l’assainissement non collectif une filière d’avenir bien maîtrisée, performante et pérenne, voilà l’objectif affiché par l’Etat. Expert des procédés de traitements des eaux usées de la grande à la petite collectivité, Irstea contribue aussi à améliorer la connaissance des procédés d’épuration à l’échelle de l’habitat individuel.

Les recherches sur les micropolluants

Micropolluants :  de nouvelles stratégies de détection et d'élimination

Invisibles et pourtant nocifs, les micropolluants (médicaments, pesticides…) constituent une nouvelle cible des traitements de nos eaux usées. Irstea fait figure de leader dans les stratégies de suivi et d’élimination de ces polluants, grâce à des compétences pluridisciplinaires, comme nous expliquent Marina Coquery et Cécile Miège, spécialistes des méthodes d’analyses chimiques et du suivi des micropolluants à Irstea.

Les zones de rejet végétalisées à la loupe

Zones de rejet végétalisées : un allié efficace des stations d'épuration ?

Ces dernières années, de plus en plus de zones de rejet végétalisées (ZRV) sont apparues aux abords de stations d’épuration. On en compte aujourd’hui plus de 500 en France.

 

Epuration des eaux. Inauguration d’une biostation expérimentale inédite

Un site expérimental dédié à l'étude des zones de rejet végétalisées.

Les nouveaux outils de la microbiologie

Mieux comprendre le rôle des bactéries pour optimiser les procédés d’épuration

Les procédés de traitement de nos déchets comme de nos eaux usées reposent le plus souvent sur la dégradation de la matière par des communautés complexes de microorganismes tels que les bactéries. Si l’on sait identifier les souches microbiennes présentes, on connaît encore mal le rôle de chacune dans les mécanismes de dégradation.

À Irstea, les microbiologistes tentent d’élucider qui fait quoi dans ces « bouillons de culture ». Pour cela, ils utilisent la technique de marquage isotopique (stable isotope probing) qui consiste à « étiqueter » la molécule dont on veut suivre la dégradation. Tous les produits issus de la décomposition de cette molécule marquée le seront aussi ; on peut ainsi reconstituer la chaîne de dégradation. De plus, les microorganismes qui consomment ces molécules marquées en portent la trace jusque dans leur ADN, ce qui prouve facilement leur implication dans la dégradation.

Pour aller plus loin, les scientifiques exploitent aujourd’hui de récentes techniques de biologie moléculaire qui leur permettent d’analyser non plus les souches microbiennes individuellement mais la communauté microbienne dans son ensemble. Ils étudient ainsi la globalité :

  • de leur matériel génétique, ADN et ARN (approche méta-génomique et méta-transcriptomique),
  • des protéines responsables des réactions de dégradation (approche méta-protéomique),
  • des produits issus de la dégradation, les métabolites (approche méta-bolomique).

Combinées entre elles, ces approches permettront de mieux comprendre le fonctionnement de l’écosystème microbien. Et aussi bientôt de mieux maîtriser les performances des procédés. C’est l’enjeu du futur projet ANR Digestomic1 qui consistera à provoquer des perturbations dans les procédés de digestion anaérobie2 et à analyser les mécanismes d’adaptation de la communauté microbienne. In fine, il sera possible de prévoir des solutions de gestion adaptées lorsque de telles perturbations surviennent en conditions réelle

  1. Lancement en janvier 2017
  2. Procédés de dégradation par les microorganismes, qui se produisent en absence d’oxygène.

Contact : Laurent Mazéas et Théodore Bouchez, Unité Hydrosystèmes et Bioprocédés (HBAN), Irstea Antony