La recherche

Les recherches conduites à Irstea sont orientées à la fois par des questionnements scientifiques et sociétaux dans les domaines de l’environnement et de l’agriculture. Elles ont pour finalités de déboucher sur des innovations pour la société et permettent l'aide aux décisions publiques ou privées. Irstea est caractérisé par une recherche finalisée.

Irstea comprend 19 unités de recherche et unités mixtes de recherche. Ce réseau constituant le tissu vivant de la recherche est un lieu d’interaction permanente avec les autres acteurs de la recherche : enseignement supérieur, autres organismes, secteur économique, partenaires étrangers…

C’est au sein des laboratoires que s’accomplissent les missions :

  • développement et production des connaissances dans l’ensemble des champs disciplinaires ;
  • valorisation des résultats de la recherche ;
  • formation par et pour la recherche ;
  • diffusion de l’information scientifique et technique.

Au sein du laboratoire sont regroupées des équipes de chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens et d’administratifs, d’enseignants-chercheurs, d’étudiants de troisième cycle universitaire ainsi que de scientifiques étrangers accueillis pour des périodes limitées.

Irstea privilégie trois éléments majeurs de stratégie scientifique :
  • Aborder les objets de recherche environnementaux sous l’angle d’une meilleure compréhension de la complexité qui les caractérise. Les milieux naturels, en mutation et en adaptation permanentes, sont par nature des systèmes complexes. Les objets de la recherche environnementale sont, en plus, largement co-construits avec les acteurs de la société ; et les interactions permanentes, à toutes les échelles, entre usages anthropiques et milieux naturels en renforcent la complexité.
  • Élaborer et mettre en œuvre une pratique systématique de l’interdisciplinarité. En particulier en privilégiant des approches scientifiques intégrées entre sciences bio-géo-physiques et sciences humaines et sociales, par exemple pour traiter, sur un même plan, de l’évaluation des ressources naturelles, des services environnementaux rendus par les milieux sollicités, et des conflits d’usage liés à leur exploitation.
  • Maximiser l’utilité sociale des recherches conduites et des résultats produits, en relation directe avec les politiques publiques de développement territorial au sens large, cela n’excluant nullement une ambition de production scientifique et technique d’excellence.
Excellence scientifique

La notoriété d'Irstea vient avant tout du talent de ses chercheurs régulièrement récompensés :

  • Le projet Adamont reçoit le trophée de l’Adaptation au Changement climatique et Territoires décerné par l’ADEME.
  • Eléonore Loiseau, UMR ITAP / pôle Elsa, a reçu le prix Jeune chercheuse en Analyse du cycle de vie (ACV) décerné par la SETAC Europe (Société de toxicologie et chimie de l’environnement). Lors de sa thèse, Eléonore a adapté le cadre méthodologique de l’ACV à l’évaluation des territoires et l’a appliqué au Bassin de Thau. Le concept d’ACV territoriale est né.
  • Le projet H2Eau Holistique Eau et Environnement a été sélectionné dans le cadre de l’AA P EUR Programmes d’Investissements d’Avenir (PIA3)
  • Remise du prix National Instruments « systèmes embarqués » à une équipe de Grenoble (F. Naaim, H. Bellot, TR Rivage, UR Etna).
  • Trois hydrologues – Vazken Andréassian et Charles Perrin, ainsi qu’Audrey Valéry (doctorante jusqu’en février dernier) – ont reçu collectivement le prix Tison de l’Association internationale des sciences hydrologiques (AISH) à l’UNESCO. 
  • Julien Lerat a reçu le prix Henri Milon de la Société Hydrotechnique pour sa thèse.
  • Rima Ghemraoui a reçu la médaille d’argent des prix de thèse de l’Académie d’Agriculture.
  • Le projet DIGESTAERO de Fabrice Béline et Patrick Dabert (UR « Gestion environnementale et traitement biologique des déchets » à Rennes) avec Guillermina Hernandez-Raquet (Inra) a été distingué au salon Pollutec parmi les techniques innovantes pour l’environnement.