Stratégie

Etre un leader français et un acteur européen majeur de la recherche environnementale, c’est l’ambition au cœur du plan stratégique d’Irstea. 

Contexte

En affirmant cette ambition en 2008, l'institut s’engageait dans un projet exigeant tant scientifique qu’organisationnel. Depuis, le nouveau décret fondateur d'Irstea en février 2012, des résultats scientifiques remarquables[1] et une évaluation AERES très favorable[2] sont venus conforter ce positionnement.  

A l’heure de l’intensification des enjeux environnementaux de nouvelles priorités interpellant la recherche émergent : transition écologique, énergétique, l’agro écologie, le lien santé environnement. Et, dans le contexte d’une crise économique persistante, le recherche est désormais vivement appelée à contribuer à l’effort de compétitivité nationale et européen (loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la Recherche, programme H2020).

 

Les orientations stratégiques d’Irstea

L’impact des activités humaines accélère les changements environnementaux planétaires. C’est désormais à un environnement dont l’évolution est perceptible à l’échelle d’une génération humaine que nous devons nous adapter, tout en agissant pour contenir ces changements et leurs effets.

L’étude prospective ScénEnvi conclut à un accroissement général des risques environnementaux et à des évolutions préoccupantes notamment pour l’eau, le sol et la biodiversité. L’étude Agrimonde-Terra pointe, elle, la nécessité d’une gouvernance mondiale des usages des terres intégrant tous les secteurs économiques dans l’objectif de nourrir le monde en 2050. Le développement de l’urbanisation invite à s’intéresser à ses relations et incidences sur l’environnement à différentes échelles, et réciproquement, d’aborder les problématiques de l’eau, de la biodiversité, des déchets et des risques, au sein de l’espace urbanisé. Ceci dans un contexte, où l’urbain et le rural sont de plus en plus interdépendants et forment un continuum.

Dans ce contexte de changement global, une transition environnementale vigoureuse s’impose comme le soulignent les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés par les dirigeants du monde en 2015 à l’ONU. Elle interroge la communauté scientifique et la stratégie
nationale de la recherche et le programme européen H2020 l’ont intégré dans leurs défis, en particulier sur la gestion sobre des ressources.

La recherche a vocation à documenter les dynamiques complexes en cours, à appréhender et si possible modéliser les évolutions futures, mais aussi à accompagner les transitions nécessaires, écologique, agroécologique et énergétique. Son objectif est double, de progrès technologique mais aussi d’appui aux politiques publiques pour l’accompagnement des évolutions sociétales en cours et à favoriser.

Pour répondre à ces enjeux, Irstea apporte une vision intégrée de la gestion des écosystèmes, des ressources et des risques, à l’échelle des territoires, et sous la contrainte du changement global.

Cette vision scientifique se décline en quatre domaines scientifiques stratégiques (DSS) transversaux et interdisciplinaires :

  • Risques naturels, sanitaires et environnementaux
  • Bioéconomie et économie circulaire des bioressources et des effluents : des technologies aux acteurs
  • Biodiversité : dynamique et gestion des écosystèmes et services écosystémiques
  • Gestion adaptative des ressources dans les territoires sous contrainte du changement global


Ces DSS couvrent l’ensemble des compétences de l’institut en développant l’interdisciplinarité indispensable à la construction de réponses aux grands enjeux, et ce, en transversalité aux trois départements scientifiques d’Irstea :
Eaux, Ecotechnologies et Territoires.



[1] : augmentation des publications de rang A (442 en 2012) et de son taux d’Habilitation à diriger des recherches (la 100e HDR fêtée en novembre 2013), bon taux de réussite aux appels à projets de l’ANR, du 7e PCRD (29% pour une moyenne française de 24%), développement des activités d’expertise, maintien de l’effort d’enseignement et de formation, et nombreux succès dans le cadre des investissements d’avenir.
[2] L’évaluation de l’AERES de 2012/2013 a abouti à des résultats très encourageants avec la bonne notation de nos collectifs de recherche, et une reconnaissance de l’institut pour son excellence scientifique et technique dans le domaine de l’aménagement et la gestion durable des territoires, en particulier agricoles et naturels, et de leurs ressources, l’intérêt de son approche interdisciplinaire, sa taille favorable aux partenariats européens et internationaux ainsi que sa qualité de référent en appui aux politiques publiques et l’efficience de ses activités de transfert tant vers la sphère publique que privée.