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Fernando et la modélisation des crues éclair

Originaire de l'État brésilien du Minas Gerais où il mène sa thèse, Fernando Neves Lima a rejoint pendant un an les équipes du centre Irstea d’Antony. Il travaille sur la modélisation des crues éclair à Belo Horizonte, troisième ville la plus importante du Brésil. L’occasion de se pencher sur son parcours et son travail.  

Quel parcours vous a mené à Irstea ?

Je suis professeur assistant au Brésil à l'Université Fédérale d'Itajubá (Unifei) dans le domaine des ressources en eau. Diplômé en génie civil et titulaire d’un master en assainissement, environnement et ressources en eau de l’Université Fédérale du Minas Gerais (UFMG), je réalise mon doctorat dans cette université. J’ai rencontré Maria-Helena Ramos lorsqu’elle est intervenue à l’UFMG pour y présenter Irstea et un projet de coopération entre les gouvernements français, brésilien et argentin sur des modèles hydrologiques. J’ai obtenu une bourse d’un an pour effectuer ma 3e année de thèse en France, au sein de l’unité HBAN dans l’équipe HYDRO à Irstea Antony (au Brésil, une thèse de doctorat se fait en général en quatre années).

Les liens entre Irstea et mon université ne sont pas récents : Maria-Helena a mené ses études au Brésil dans mon université actuelle, et mon directeur de thèse, Nilo Nascimento, a également réalisé son doctorat à Irstea. Je m’intéresse plus particulièrement à la modélisation des crues en milieu urbain pour l’alerte aux populations en cas de situations dangereuses. Après avoir utilisé le modèle américain SWMM, j’ai pu travailler avec le modèle GR4H développé par Irstea.

En quoi le domaine de la recherche en France est-il différent de celui de votre pays ?

L’organisation est un peu différente. Au Brésil, la recherche est concentrée dans les universités et il y a peu d’instituts comme Irstea. En France, un chercheur d’Irstea peut ainsi consacrer davantage de temps à la recherche qu’un chercheur brésilien, qui doit consacrer une part importante de son emploi du temps pour l’enseignement.

Quel conseil donneriez-vous à de jeunes chercheurs étrangers qui envisageraient de s’installer en France ?

Venez tout de suite à Irstea ! Pour la manière dont on fait de la recherche, pour mieux connaître des chercheurs français et la communauté scientifique européenne, et pour découvrir une autre culture, mais aussi… les pains au chocolat. Ici, je travaille et rédige en anglais, mais dans la vie quotidienne j’essaie toujours de parler en français. Je ne parlais pas un mot en arrivant, mais depuis j’arrive à bien communiquer avec mes collègues et au quotidien. J’ai pris des cours, certes, mais j’ai été également très bien accueilli à Irstea et cela facilite l’intégration, qui passe aussi par des parties de foot, de volley, de frisbee ou des sorties le soir entre collègues.

Quels sont vos projets pour la suite ?

De retour au Brésil, je terminerai mon doctorat, tout en reprenant mes enseignements à l'Université Fédérale d'Itajubá. Mon séjour en France m’a permis de nouer de nouveaux liens dans la communauté scientifique internationale et j’espère les conserver dans le futur. J’espère aussi que mes travaux scientifiques contribueront à mieux maîtriser les risques de crues dans ma ville, car le contexte hydro-climatologique et le relief de Belo Horizonte favorisent l’apparition de crues soudaines qui engendrent des dommages importants.