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GEUSI

Gestion de l’eau, des usages, des services et des infrastructures

Au sommaire

En bref

Le thème de recherche rassemble  : 

  • 81 personnes dont 72 chercheurs et ingénieurs
  • 35 publications de rang A en moyenne/an
  • 5 logiciels et 3 brevets
  • 2 entreprises incubées, Lisode et Ecofilae
  • 1 plateforme de recherche et d'expérimentation en secineces et technologies d'irrigation (PReSTI, Montpellier)
 

Axes scientifiques

  • Recyclage des eaux usées
  • Gestion patrimoniale des infrastructures liées à l’eau
  • Politiques publiques, gestion des services et des risques liés à l’eau
  • Transferts d’eau, de contaminants et de sédiments au sein des équipements de transport d’eau urbaine et agricole

Édito : L’eau, une ressource à préserver et à partager

Avec 9 milliards d’habitants prévus en 2050 sur la Terre, les demandes en eau pour les usages agricoles, domestiques et énergétiques vont augmenter, soulevant des problèmes aigus de gestion. À moyen terme, l’ampleur attendue du changement climatique va impacter significativement la répartition saisonnière des ressources en eau. Pour l’agriculture irriguée, cela pose de nouvelles questions en matière de demande en eau agricole, de ressources utilisées (eaux usées, eaux souterraines), de techniques d’irrigation, de transport dans les réseaux, de gestion des barrages.
Dans les villes, les services d’eau potable sont confrontés à de nouveaux défis. Les infrastructures de transport de l’eau vieillissent (en moyenne en France, 25 % de l’eau potable est perdue dans le sol), de nouveaux polluants émergent, les citoyens-consommateurs souhaitent être plus impliqués dans la gestion de l’eau. À l’échelle des territoires, ces enjeux agricoles et urbains se croisent et suscitent de nouvelles approches intersectorielles.

Pour répondre à ces enjeux majeurs, le thème de recherche GEUSI (Gestion de l’eau, des usages, des services et des infrastructures) fédère et construit des synergies autour de quatre axes transversaux : le recyclage des eaux usées pour diversifier la ressource ; la gestion patrimoniale des infrastructures liées à l’eau ; les politiques publiques, la gestion des services et des risques liés à l’eau ; l’optimisation de la gestion de l’eau au sein des infrastructures d’eau urbaine et d’irrigation. Ses travaux mobilisent un grand nombre de disciplines, tant dans le domaine des sciences physiques et du vivant (hydraulique, mécanique des fluides, agronomie) que dans celui des sciences humaines et sociales (économie, sciences de gestion, géographie, sociologie, sciences politiques).

L’ambition d’Irstea est de renforcer son partenariat avec les structures publiques et privées de la gestion de l’eau en France. Le thème de recherche produit ainsi des logiciels, des guides méthodologiques et des brevets et s’investit pleinement dans une démarche d’incubation de start-up. À Montpellier, les scientifiques participent à la dynamique du nouvel Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement (IM2E), situé à proximité du Pôle de compétitivité à vocation mondiale sur l’eau et de la pépinière d’entreprises de la filière eau Swelia. L’expertise portée par Irstea dans le domaine de l’irrigation s’exporte également au niveau international au travers de l’Association française pour l’eau, l’irrigation et le drainage (AFEID).

Quelques exemples de recherche 

Gestion transfrontalière du risque d’inondation

 
 

Une filière complète de réutilisation d’eaux usées traitées

 

Changement climatique : quel impact sur le bassin de la Seine ?

Risque inondation : comment préparer l'après ?

Un guide pour maîtriser les fuites dans les réseaux d'eau potable

Conflits d’usage : des jeux de rôles en appui aux pouvoirs publics

Innovation

Les flux d'eau sous contrôle

Un tensiomètre permettant de mesurer l’état hydrique des sols a été breveté par Irstea. À la clé notamment, une meilleure gestion de l’irrigation.

La tension de l’eau dans les sols est une information précieuse pour piloter l’irrigation des surfaces agricoles, des jardins, des terrains de sport ou encore des espaces verts. Elle s’obtient à l’aide d’un tensiomètre en mesurant un paramètre électrique dans une cellule de matériau qui se met en équilibre avec le sol. Pour pallier les limites des appareils existants (gamme de fonctionnement limitée à 1 ou 2 bars, mesures imprécises ou dérivant dans le temps), les chercheurs d’Irstea, en collaboration avec le CNRS LTHE, ont réalisé la cellule de mesure dans un matériau poreux synthétique à base de béton cellulaire.

Ce composant, stable dans le temps, offre une bonne précision de mesure, y compris au-delà de 5 bars, et s’adapte à différents types de substrats. Autre atout des mesures tensiométriques : elles permettent de connaître la direction des flux dans le sol et se prêtent ainsi à d’autres applications que l’irrigation, comme l’évaluation du risque de fuite des effluents ou encore la surveillance des sites de stockage. Actuellement à l’état de prototype, cette innovation a été transférée à une société, spécialisée dans les matériels scientifiques pour les sols et l’eau.

Consulter le brevet déposé

 

Plateforme technologique

Irrigation au plus près de la goutte
Située à Montpellier, la plateforme PReSTI offre un cadre unique pour l’innovation en matière d’irrigation.
 
En réunissant sur un même site son laboratoire de recherche sur les matériels et des parcelles expérimentales, Irstea s’est doté d’un dispositif unique au monde dédié aux problématiques d’irrigation à l’échelle de la parcelle. De la mise au point des matériels aux essais en conditions réelles, en passant par le pilotage de l’apport d’eau et de fertilisants, les travaux menés sur la plateforme PReSTI (plateforme de recherche et d’expérimentation en sciences et technologie d’irrigation) ont un même objectif : innover dans les techniques et les pratiques d’irrigation. La plateforme est aussi tournée vers l’industrie : ses installations permettent aux constructeurs de tester la conformité des performances de leurs matériels et se prêtent également à des partenariats de recherche appliquée. Enfin, des
travaux communs sont envisagés avec Reducpol, la plateforme d’Irstea spécialisée dans l’étude des techniques de pulvérisation de produits phytosanitaires, implantée sur le même site.