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SEDYVIN

La finalité des recherches du TR SEDYVIN est la gestion durable des écosystèmes terrestres, c'est-à-dire le maintien des services directs à l'homme (bois, carbone…) et des services écosystémiques non marchands (biodiversité, paysage…), mais également la prévention des risques naturels associés à ces écosystèmes (incendies de forêts, érosion, avalanches…).

Enjeux et fondements scientifiques

Le TR SEDYVIN a pour objectifs principaux la production et le transfert des connaissances scientifiques nécessaires à la compréhension, la prédiction et la gestion des systèmes écologiques terrestres. Nous abordons les systèmes écologiques et les risques naturels selon une perspective multi-échelle de la tache d’habitat à la région, de la communauté au paysage, de l’année au siècle. C’est à ces niveaux intermédiaires que s’opère l’essentiel de l’aménagement du territoire, de la gestion des ressources naturelles.    

L’activité humaine et ses conséquences directes et indirectes exercent une forte pression sur les écosystèmes naturels et semi-naturels. La question du maintien de leurs structures et fonctionnements actuels est posée. Seconde composante du changement global et majeure par ses effets à l’heure actuelle, l’évolution des pratiques et des usages des sols qui s’est opérée depuis plusieurs décennies a des conséquences importantes sur les systèmes écologiques de l’habitat au paysage (fragmentation, intensification ou abandon des pratiques agro-sylvo-pastorales, tourisme, urbanisation). Face à ces constats, la gestion des milieux naturels et semi-naturels devient un enjeu fort des politiques nationales et internationales et repose sur la notion de gestion durable, de gestion multifonctionnelle et de valeurs d’usages des écosystèmes. Fournir des données et des faits scientifiques fiables pour éclairer cette gestion est au cœur de notre projet.

Dans le périmètre du TR SEDYVIN, nous avons identifié 4 enjeux scientifiques autour desquels nous allons concentrer nos moyens :

  • Mieux gérer les systèmes écologiques à but de production
  • Comprendre et évaluer la vulnérabilité des systèmes écologiques
  • Quantifier les risques naturels aux interfaces
  • Améliorer la connaissance et le suivi de la biodiversité à différentes échelles

Une structuration en 4 axes scientifiques

Nous avons choisi d’organiser l’animation collective du TR selon les 4 enjeux scientifiques identifiés en 4 axes. Ces axes sont de fait basés sur des questionnements et non pas sur des approches disciplinaires. Ils forment l’ossature scientifique du TR et délimitent des collectifs de recherche au sein desquels l’animation de la recherche est recentrée. Ces axes ne forment pas des équipes, mais des référentiels thématiques qui permettent aux équipes et aux individus de positionner leurs recherches dans un cadre commun.

AXE 1 - Dynamiques, gestion des systèmes écologiques et conservation

La finalité des recherches de cet axe est la définition de modes de gestion durable des écosystèmes terrestres dans un environnement changeant. Pour cela, il faut décrire et comprendre les dynamiques spatio-temporelles, analyser la capacité des milieux à remplir les fonctions variées, mesurer l'influence des pratiques, tester des pratiques alternatives et innovantes, et replacer l'ensemble sous contraintes socio-économiques.

 

 

Les thèmes abordés concernent en particulier la modélisation de la croissance et de la dynamique de peuplements hétérogènes, analyse des impacts des modes de gestion forestière sur la biodiversité, changement d’échelle des modèles de croissance forestière pour passer du peuplement au massif en intégrant différentes fonctions : protection, production et préservation de la biodiversité.

AXE 2 - Vulnérabilité des systèmes écologiques terrestres aux perturbations et aux changements globaux

L’objectif principal de cet axe est d’évaluer la vulnérabilité des systèmes écologiques terrestres soumis à des perturbations (incendies, plantes invasives, mammifères sauvages) et aux changements globaux (changements climatiques et changements d’utilisation des terres). La finalité est double : faire des progrès méthodologiques et produire des connaissances fondamentales pouvant être utilisées pour la gestion. Un enjeu important  de cet axe est la nécessité de modéliser et de simuler l’évolution des écosystèmes en prenant en compte différents scénarios de régimes de perturbation (sécheresses, incendies et herbivorie) sous le forçage du changement climatique. Les échelles d’étude vont de l’individu au paysage. Différents aspects sont abordés : analyse des effets des perturbations sur les écosystèmes, compréhension des processus de résilience, modélisation et simulation des dynamiques des systèmes écologiques sous contrainte.

 

AXE 3 – Risques, écosystèmes et territoires

Cet axe vise à produire des connaissances sur l’évaluation qualitative et quantitative de trois grands types de risques naturels : les incendies de forêt, l’érosion et les mouvements gravitaires (chutes de pierre, glissements de terrain, avalanches). Cet objectif scientifique est renforcé par une demande sociétale d’amélioration de la prévention du risque.

 

 

Cette prévention doit être orientée dans le sens d’un aménagement durable du territoire, mettant en œuvre notamment du génie biologique et des approches d’ingénierie écologique mais également de l’analyse spatiale conduisant à une meilleure implication de l’homme sur sa propre vulnérabilité. Elle doit permettre d’utiliser au mieux et à moindre coût les investissements publics, dans un contexte de changement climatique et d’augmentation de la pression et des vulnérabilités anthropiques. Les questions abordées sont notamment : comment évaluer le risque ? Comment évaluer les dommages et la vulnérabilité des infrastructures ? Quelles approches de modélisation spatio-temporelle pour étudier les variations dynamiques des risques et des états de la végétation en interaction ?

AXE 4 - Qualités des milieux, indicateurs écologiques, suivi et monitoring des écosystèmes, des habitats et de la biodiversité

La capacité des écosystèmes à fournir des services dépend des processus écosystémiques (fonctions) par lesquels ces services sont créés et entretenus. D’ores et déjà la nécessité de disposer d’indicateurs pour évaluer et quantifier les fonctions écologiques qui soutiennent des services spécifiques comme la biodiversité ou la connectivité par exemple se fait sentir.

 

 

 

Un enjeu important pour l’axe 4 est de fournir des bases scientifiques solides pour évaluer et/ou soutenir les politiques publiques sur les milieux naturels en particulier celles qui ont pour objectif d’enrayer la réduction de biodiversité (CDB, SNB), le maintien des habitats d’intérêts communautaires (N2000, MEEDDAT), la fourniture de divers services écosystémiques y compris le bois et le stockage de carbone (MEA, PEFC, MAE,…), l’intégration environnementale des infrastructures de transport (Predit, MEEDDAT, PNR), la mise en place de trames vertes (COMOP TVB du Grenelle, projet Interreg ECONNECT). Il s’agit alors de développer des méthodes de mesure d’indicateurs environnementaux que ce soit au niveau de nouvelles technologies (NIRS, empreintes génétiques, imagerie haute résolution…) ou des protocoles de terrain (EBONE). Mais également de construire et d’évaluer des indicateurs de suivis de la biodiversité, de la qualité écologique et du fonctionnement. Dans ce cadre, nous participons au groupe de travail de l’ONB sur les indicateurs de suivis de la SNB 2010.

Politique partenariale

Partenariats internes

Le TR SEDYVIN collabore en interne avec de nombreuses équipes des autres TR au sein et à l’extérieur du département Gestion des territoires. Ainsi, des complémentarités seront initiées ou poursuivies : d'une part avec le Pôle "IMEE" (ex-LISC, G. Deffuant) pour les travaux du volet 3 de l’axe 1 (notamment approche multicritères). Le TR "DTAM" pour les approches sur l'évaluation économique des pratiques de gestion (coûts/bénéfices) ou l'UMR Tetis pour le développement de protocoles d'analyse de données aériennes ou satellitaires.

Partenariats externes scientifiques

Au niveau Européen, il convient de continuer la présence des chercheurs du TR dans le cadre de réseaux (ALTER-Net, PEER) et de programmes Européens dans la continuité des projets en cours (FIREPARADOX, EBONE, ECONNECT, FUME). Cette présence ne doit pas se limiter à une seule fonction de veille scientifique, mais doit se concrétiser par la prise de responsabilités dans l’animation de ces réseaux. Au niveau national, il convient de renforcer les partenariats établis avec les équipes de recherches des EPST et Universités au travers des projets ANR notamment sur les thématiques Biodiversité, Vulnérabilité, Climat, Société Milieux, SYSTERRA.

Partenariat avec et appui à la puissance publique

Le partenariat de recherche se construira au travers de conventions avec le MEEDDM et le MAAP dans la continuité des conventions MEEDDM-DEB, MEEDDM-DGPR et MAP-DGPAAT. Ces conventions offrent l’occasion de développer des recherches de transfert et de maintenir nos interlocuteurs au sein des ministères informés du développement des recherches conduites au sein des équipes. Les ingénieurs et chercheurs du TR sont à même d’apporter une expertise scientifique et technique auprès des différents services de l’État et des collectivités locales en ce qui concerne les questions liées aux systèmes écologiques terrestres. Cette présence dans le domaine de l’expertise a le double bénéfice d’apporter des connaissances scientifiques à jour pour éclairer la politique publique, mais également pour les scientifiques de prendre la mesure des besoins de la sphère publique nationale en termes d’appui.

Écoles doctorales

  • ED 392 : Diversité du Vivant, Paris
  • ED 435 : Agriculture, Alimentation, Biologie, Environnement et Santé ABIES, Paris
  • ED 177 : Sciences et Technologies, Université Orléans
  • ED : Ingénierie pour la Santé, la Cognition et l’Environnement EDISCE, Grenoble
  • ED 251 : Sciences de l’Environnement, Aix-Marseille
  • ED 355 : Espaces, cultures, sociétés, Aix-Marseille
  • ED 184 : Mathématiques et Informatiques de Marseille

Enseignement /Master

  • Master Mention Sciences du Vivant, Spécialité ETAH Écosystèmes Terrestres et Action de l’Homme, Université d’Orléans
  • AgroParisTech Paris (FIF Engref)
  • Master EBE – Écologie, Biodiversité, Évolution, AgroParis Tech., Univ. Paris-Sud 11, Univ. Paris 6, Paris
  • Master de Biodiversité Écologie Environnement, Université Joseph Fourrier, Grenoble
  • Master EGEPM – Évaluation et Gestion de l’Environnement et des Paysages de Montagne, UJF, Grenoble.
  • Master EBE – Écologie, Biodiversité, Évolution, AgroParis Tech., Univ. Paris-Sud 11, Univ. Paris 6, Paris
  • Institut La Salle – Beauvais, Formation Ingénieurs en Agronomie
  • FIF Engref AgroParisTech Paris et Nancy
  • Master Sciences de l’Environnement Terrestre, Université Paul Cézanne et Université de Provence, Marseille.
  • Master EPHE (Montpellier) en spécialité Spécialité Environnement et Gestion de la Biodiversité, Montpellier
  • FIF Engref AgroParisTech Paris et Nancy
  • Master Structures et Dynamiques Spatiales, Universités de Nice et Université de Provence, Marseille, UMR Espace 6012

Relations internationales

La conduite des nombreux projets apporte une reconnaissance et une qualification certaines aux responsables et aux chercheurs du TR. La reconnaissance peut notamment se mesurer aux positions occupées par des chercheurs du TR dans les réseaux européens (Alternet, PEER, Alpine Space,…) et les réseaux internationaux (IUFRO, IALE, FragForNet, EU-LAC…) ou encore par les sollicitations diverses et variées qui nous sont adressées de la part de différents universités et laboratoires. Cette reconnaissance est cependant plus souvent liée à un thème spécifique (biodiversité, forêt, risques, ingénierie écologique,…) qu'à des domaines génériques comme les sciences de l'environnement. 

Composition du TR

Le thème de recherche comprend plus de 120 personnes dont 50 % d’ingénieurs et chercheurs. Nous accueillons actuellement plus d’une vingtaine de doctorants avec un flux entrant et sortant annuel d’environ 6 thésards.

Les effectifs sont répartis sur 3 Unités de Recherche positionnées dans 3 types majeurs d’environnement :

  • UR EMGR (Écosystèmes Montagnards), Grenoble
  • UR EFNO (Écosystèmes Forestiers), Nogent-sur-Vernisson
  • UR EMAX (Écosystèmes Méditerranéens et Risques), Aix-en-Provence

Cette répartition géographique nous permet de développer nos recherches en s’appuyant sur des territoires modèles correspondant à des grands ensembles bioclimatiques contrastés.

Le TR participe au Labex OSUG@2020 dans la dynamique des "Investissements d'avenir" sur Grenoble et participe au projet de Labex « Objective Terre » sur Aix-Marseille.

Contact

Roche Philip
philip.roche@irstea.fr
+33 4 42 66 79 31