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Les zones tampons

Retour à l'équipe sur les captages d'eau potable

Qu’est-ce qu’une zone tampon ?

L’agriculture peut avoir des effets négatifs sur l’environnement. Certains espaces contigus aux parcelles cultivées et occupés par une végétation permanente sont en mesure d’atténuer ces effets. Ce sont les zones tampons. Elles peuvent par exemple protéger la qualité de l’eau ou préserver la biodiversité.

 

Elles sont de plusieurs types :

Zones tampons sèches :

  • bande enherbée
  • prairie bois
  • friche

Zones tampons humides :

  • mare
  • roselière
  • fossé végétalisé
  • bassin d’orage


   

   

   

 

Historique des travaux de l’équipe

Au début des années 90, l’équipe mène des expérimentations, parmi les premières au niveau international sur ce sujet, avec le soutien du Ministère de l’Agriculture et avec l’ITCF (devenu Arvalis - Institut du Végétal). L’intérêt des bandes enherbées pour diminuer le transfert hydrique des pesticides vers les cours d’eau est confirmé (Patty, 1997).
 
Comment est-ce que cela fonctionne ? D’après des simulations de ruissellement sur des zones tampons enherbées et boisées (Souiller, 2002, confirmé par Lacas et al, 2005), c’est surtout grâce à l’infiltration de l’eau dans la zone tampon (et éventuellement un peu grâce à l’adsorption des molécules à forte capacité d’adsorption à la surface de la zone tampon).
Circulation de l’eau et transfert des produits phytosanitaires au sein d’une zone tampon (Lacas 2005a)
Mais alors, que deviennent les molécules qui s’infiltrent avec l’eau dans le sol ? Une expérimentation dans le Beaujolais viticole (Lacas, 2005b) a montré que les pesticides étaient retenus et dégradés dans les premiers décimètres de sol de manière significative.

Guides et outils disponibles

Si l’efficacité des zones tampons a été démontrée, elle est fortement dépendante des conditions locales (climat, chemins de l’eau…) et de l’état de la zone tampon (localisation dans le versant, dimensions, végétation, tassement…).
D’où les questions :
  • Dans quel cas les zones tampons sont-elles intéressantes ?
  • Où les implanter (le long du cours d’eau ou ailleurs sur le versant) ?
  • Quelles dimensions doivent-elles avoir ?

Prairie jouant le rôle de zone tampon

Boisement jouant le rôle de zone tampon

Ces questions sont traitées dans un guide publié en février 2016 et élaboré dans le cadre du Groupe Technique national Zones Tampons (co-animé par l’ONEMA et Irstea, http://zonestampons.onema.fr/).

Lien vers le pdf : http://zonestampons.onema.fr/system/files/guide_zt.pdf

 

Guides 1 et 2 : diagnostic pour la mise en œuvre des zones tampons

L’évolution des réglementations et des pratiques devrait conduire assez rapidement à la présence de zones tampons le long de tous les cours d’eau longeant des parcelles agricoles cultivées. La question qui se pose alors est celle de l’efficacité de ce dispositif généralisé : 
  • comment évaluer si ces bandes rivulaires sont suffisantes ou non pour permettre de limiter significativement les transferts ?
  • et dans la négative, doit-on les élargir et/ou les compléter par des zones tampons sur les versants ?

Ce questionnement renvoie à la nécessité de procéder à un diagnostic local (documents en lien) :

  • Guide d’observation de l’état des zones tampons qui bordent les cours d’eau (financé par l’Onema), téléchargeable ici
  • Guide pour la mise en œuvre des zones tampons à l’échelle du bassin versant (financé par le Ministère chargé de l’agriculture - DGPAAT/BSE), téléchargeable ici

Un outil informatique est associé à ce guide : pour en disposer ou pour toute information supplémentaire, s'adresser à l’équipe pollutions diffuses

Boisement jouant le rôle de zone tampon

Guide 3 : dimensionnement des zones tampons

L’équipe travaille sur un modèle pour déterminer les dimensions optimales d’une zone tampon en fonction des facteurs locaux (VFSMOD). Pour guider l’utilisateur dans la construction de scénarios spécifiques à son site d’étude, l’équipe a rédigé un guide pour orienter le choix des paramètres, tant régionaux (pluviométrie et sol par exemple) que relatifs à la zone tampon (sol, pente, longueur…).

Le document guide pour le dimensionnement des zones tampons (financé par le Ministère chargé de l’agriculture - DGPAAT/BSE) est téléchargeable ici.

Les utilitaires associés sont distribuables : pour en disposer ou pour toute information supplémentaire, s'adresser à l’équipe pollutions diffuses ZT_eq_PollDiff@irstea.fr

Travaux complémentaires sur les zones tampons « humides »

L’équipe intervient en soutien à l’équipe TAPAHS de l’unité HBAN à Antony dans ses recherches sur les « zones humides artificielles » (constructed wetlands). On peut citer également le LHYGES à Strasbourg qui s’intéresse au rôle épuratoire des bassins d’orages.

Contacts :

 

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