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Les diatomées, vous connaissez ?

Apparues il y a 200 millions d'années, les diatomées ont colonisé toutes les eaux douces et saumâtres de la planète. On en dénombre plusieurs milliers d’espèces aujourd'hui.

Ces algues microscopiques sont constituées d'une seule cellule protégée par un squelette externe siliceux caractéristique appelé « frustule ». L'enveloppe rigide est garnie d'un réseau de minuscules pores formant des ornementations variées. L'analyse de la forme du squelette et des ornementations est un des critères permettant de différencier les espèces les unes des autres.

Très sensibles aux conditions environnementales, les diatomées sont de bonnes indicatrices de la qualité des milieux. Dans les années 80, les chercheurs d'Irstea ont mis au point l’indice de polluosensibilité spécifique (IPS), puis dans les années 90 l’indice biologique diatomées (IBD). Ces deux indices (l’IBD étant utilisé en routine en France) traduisent bien notamment les excès de matières organiques et de phosphore dans les rivières. Aujourd’hui, l’observation des déformations morphologiques des diatomées permet de détecter des polluants toxiques (pesticides, métaux lourds) présents à de très faibles doses dans l'eau.

Au cœur de l'enquête

En 1996, en collaboration avec l'université de Strasbourg, les chercheurs d'Irstea ont contribué à la prise en compte des diatomées en médecine légale pour diagnostiquer les noyades et l'endroit où elles ont eu lieu.

Les diatomées sont des algues unicellulaires, identifiables à la forme et à l’ornementation de leur squelette externe appelé frustule

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chercheurs ont mis en évidence que les métaux lourds (zinc et cadmium) provoquent d'importantes déformations du frustule de Fragilaria gracilis (à gauche la forme normale)