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Origine

Il était une fois...

...le CNEEMA

En mai 1944, la Station centrale d'essais de machines (SEMA) datant de 1888 et la Station expérimentale d'hydraulique et de génie rural sont regroupées.
La SEMA était à Paris, étoffée en 1921 par deux stations régionales créées à Rennes et à Montpellier, rattachées aux écoles nationales d'agriculture de chacune de ces deux villes.
La localisation géographique posait problème...
On était "à la recherche de terrains d'expériences mécaniques disponibles aux environs immédiats de Paris". Un terrain est donc acquis, en 1950 à la limite de Fresnes et d'Antony et les travaux commencent en 1952.

Le 20 mai 1955, un décret législatif crée le CNEEMA :  "centre national d'études et d'expérimentation de machinisme agricole" qui regroupait les stations centrale et régionales, la Station expérimentale d'hydraulique, le secrétariat du Comité directeur du machinisme agricole et le service de Documentation sur le machinisme agricole, fondé par le Professeur Tony Ballu.

Cette création est à replacer dans le contexte de l' époque : en effet, l'équipement de l'agriculture française et la mécanisation agricole est en plein développement. Cependant, le parc des tracteurs reste beaucoup trop faible. En complément de nombreuses mesures, il y a urgence à mettre en place une structure apte à orienter rationnellement ce développement. La création d'un organisme public de prévision, orientation, contrôle, animation, information et conseil s'imposait. Les missions confiées au CNEEMA se résument en : recherche, essais, documentation – information – formation.
En 1968 est créée l'antenne de Montoldre (Auvergne) pour mener à bien des travaux pratiques d'enseignement ou des expérimentations "grandeur nature".

À la même époque, pour étudier plus spécifiquement la mécanisation des cultures méridioniales, sont ouverts les échelons régionaux de Nimes et du Tholonet (près d'Aix-en-Provence).
À l'origine, le CNEEMA employait 40 personnes. En 1970, il compte 230 employés, un tiers étant mis à disposition par le ministère de l'Agriculture, le reste se constituant d’agents contractuels.
Le statut d'Établissement public à caractère administratif lui fournit l'autonomie et la souplesse financière nécessaires.

Et le CTGREF...

Parallèlement, l'Administration de l'agriculture est confrontée dans le cadre de ses missions à des problèmes techniques pointus, et doit s'appuyer, pour l'exercice de ses responsabilités, sur des services spécialisés. Suite à la réforme des Services extérieurs du ministère de l'Agriculture par Edgard Pisani en 1965 et à la création concomitante du corps du Génie rural, des eaux et des forêts, un organisme scientifique est créé : le CERAFER (Centre national d'études techniques et de recherches technologiques pour l'agriculture, les forêts et l'équipement rural). En 1972, ce centre devient le CTGREF (Centre technique du génie rural des eaux et des forêts), l'objectif étant d'axer essentiellement ses activités sur l'information et l'appui technique aux services centraux du ministère de l'Agriculture.

Ainsi, dans le cadre de ses missions, le CTGREF :

  • gère la documentation, la tient à la disposition des utilisateurs, et analyse et exploite les réalisations récentes apportant des éléments nouveaux,
  • transpose, au niveau de la pratique, sous une forme utilisable pour les réalisateurs, les acquisitions de la recherche.

Il doit en outre en fonction des connaissances disponibles à l'époque, apporter une réponse précise aux questions qui lui sont posées, assurer les liaisons indispensables avec les organismes de recherches et d'études publics ou privés. Il est d'ailleurs amené à cette occasion, à contribuer à l'expression des besoins en recherche.

Puis, les actions du CTGREF vont évoluer selon les priorités du Vllème plan.
Il s'agit alors de :

  • renforcer le dynamisme de l'économie et adapter la production agricole et alimentaire aux nouvelles conditions du marché,
  • valoriser les zones rurales et améliorer le cadre de vie,
  • défendre le patrimoine naturel.

Ces domaines d'action sont complétés par des interventions techniques permanentes (localisation cartographique des avalanches, production de semences forestières améliorées,...).

En 1977, le CTGREF est implanté à Antony, Nancy, Nogent-sur-Vernisson, Riom, Grenoble, Aix-en-Provence, Bordeaux et Rennes. En 1979, près de 500 personnes sont employées par le CTGREF (fonctionnaires et contractuels du ministère de  l'Agriculture).

...fusionnèrent pour former le Cemagref

Le 21 janvier 1981 , le *CNEEMA et le *CTGREF fusionnent pour donner naissance au Cemagref.  Décret 81-38 du 21 janvier 1981 ou le decret 271285

Le Cemagref est alors un EPA établissement public administratif, sous la seule tutelle du ministère de l'Agriculture, et son décret est inscrit au code rural.

Différents articles du code rural définissent ses missions  :

  • mission de recherche appliquée, d'appui technique et d'information,
  • essais de certification et d'homologation des matériels de production et de transformation des produits agricoles,
  • participation à l'enseignement et à la formation.

Dans un souci "d'utiliser au mieux ce nouveau potentiel scientifique et technique", un audit du Cemagref est effectué en 1983.

En 1985, le Cemagref prend le statut d'établissement public à caractère scientifique et technique (EPST) sous la double tutelle des ministères en charge de la recherche et de l’agriculture. Ce changement de statut s'achève en 1992, avec la titularisation du personnel de l'établissement.

Les implantations géographiques évoluent ; au cours des années 80, les sites de Montpellier et de Lyon sont créés, tandis que ceux de Nîmes et de Nancy sont supprimés.

En novembre 1991, une opération de délocalisation du siège à Clermont-Ferrand échoue, mais induit à renforcer le site régional. Dans la même période le site de Rennes est également renforcé.
Progressivement l'organisation et les missions du Cemagref évoluent, au fil des plans stratégiques quadriennaux afin de s'adapter au mieux à l'évolution des enjeux de l'agriculture et de l'environnement.