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AllEnvi

L'Alliance nationale de recherche pour l'environnement, AllEnvi, pour la création de laquelle le Cemagref (aujourd'hui Irstea) s'est beaucoup investi, a été installée le 9 février 2010 par la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Quatrième des cinq(*) alliances mises en place pour paver le champ de la stratégie nationale pour la recherche et l'innovation, présidée pour les deux premières années par le Cemagref (aujourd'hui Irstea), AllEnvi est centrée sur 4 enjeux majeurs de la recherche environnementale : l'alimentation : nourrir 9 milliards d'humains en 2050 en préservant l'environnement ; l'eau : garantir son accès à tous, en quantité et en qualité ; le climat : faire face aux changements climatiques et à l'érosion de la biodiversité ; les territoires : respecter l'impératif de qualité environnementale dans l'aménagement de nos territoires.

L'alliance entend faire jouer à la recherche fondamentale et finalisée un rôle central dans la promotion d'une société innovante, ouverte à l'économie, et maîtrisant les risques environnementaux, en France et en Europe.  Elle vise concrètement à organiser la coordination de l'ensemble des forces de recherche environnementales françaises et à proposer aux agences de financement une programmation conjointe.
AllEnvi regroupe, outre Irstea, onze membres fondateurs et quinze membres associés, opérateurs majeurs de recherche dans des domaines couvrant l'ensemble des enjeux scientifiques, économiques et sociaux de l'environnement.  Ce sont donc plus de 15 000 chercheurs qui joignent leurs forces pour résoudre les problématiques complexes où interagissent des phénomènes multiples relevant de savoirs diversifiés, biologie, agronomie, physico-chimie, urbanisme, écologie, géographie, sciences économiques et sociales. Pour être plus efficaces par la combinaison des expertises et des talents, tout en préservant l'autonomie de chacun. Pour œuvrer dans la durée, l'importance des enjeux nécessitant un investissement scientifique de long terme. Pour enfin donner à la recherche environnementale sa place dans le débat public.
Sous la présidence de Roger Genet, actuel Président d'Irstea, l'alliance dispose d'une organisation souple autour d'un bureau  (composé d' Irstea, de l'Inra, du CNRS et de l'Ifremer) et du Conseil de l'Alliance rassemblant ses douze membres fondateurs. Elle réunit près de 250 chercheurs au sein de 14 groupes thématiques, de 2 groupes transverses, d'un groupe Valorisation, un groupe Europe et un groupe communication.
Le bilan de la première année de fonctionnement fait apparaître des résultats concrets très significatifs :

  • une coordination efficace au sein du Conseil et grâce aux groupes de travail
  • une lettre de propositions de programmation remise à l'Agence nationale pour la recherche en mars, proposant notamment, de façon conjointe trois nouvelles priorités : les risques, le fonctionnement des écosystèmes en relation avec la biodiversité, et la capacité de prévision aux échelles de temps intermédiaires
  • la labellisation de 13 structures d'observation de la recherche environnementale
  • la coordination, au niveau européen de cinq Joint Programming Initiatives (JPI's)

Il est à noter que les résultats aux appels à projets aux investissements d'avenir ont fait la part belle à la recherche environnementale, qui obtient 15 % du budget attribué, avec 9 Equipex, 5 projets "Biotechnologies et bioressources", et 17 Labex.

Le site AllEnvi


Et le premier rapport d'Étape


(*) : Aviesan (Santé), Ancre (Énergie), Allistène (Numérique), Athéna (Sciences humaines et sociales).