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Stratégie

Le plan stratégique d'Irstea , baptisé "Cemagref 2020", a été élaboré collectivement, avec la participation active des scientifiques de l'institut dans le courant de l'année 2008.  Il vise, suite à l'évaluation menée la même année par l'AERES, à conforter l'institut en tant qu'organisme de recherche finalisée, spécialisé dans le domaine des eaux continentales de surface, des écotechnologies et de l'aménagement des territoires.
Il  prend en compte les aspects territoriaux du changement global : "Le changement global est désormais une hypothèse de travail à prendre systématiquement en compte. Elle nécessite de reformuler l'ensemble des questions environnementales sous forme de problèmes évolutifs, notamment aux échelles locale et territoriale (…). L'évolution du couvert végétal, les risques dus à la fréquence d'événements extrêmes, la disponibilité en eau dans les stations de montagne sont quelques exemples d'enjeux territorialisés du changement global".

Le plan s'inscrit également dans la droite ligne du Grenelle de l'environnement, qui a "réorienté la recherche dans plusieurs domaines correspondant aux compétences d'Irstea : biodiversité (trame verte et bleue), renforcement de la directive cadre sur l'eau, évolution des techniques agri-sylvicoles, valorisation des déchets, optimisation des services environnementaux y compris dans leur dimension économique…".
En resserrant et renouvelant les thèmes de recherche de l'institut, en les adaptant à cette nouvelle donne, le plan stratégique exprime l'ambition d'Irstea à être l'institut de référence dans ses domaines de compétences. "Cette ambition doit faire progresser les sciences en développant des méthodes et approches spécifiques pour répondre à des enjeux de société complexes, et (…) appuyer l'action publique et privée des prochaines années".

Développements scientifiques et enjeux sociétaux : les trois défis

Enfin, le plan articule développements scientifiques et enjeux sociétaux autour de trois défis, qui restent ceux d'Irstea pour 2020 et qui tous mobilisent de nombreux champs disciplinaires des sciences de la vie et de l'écologie aux sciences de l'univers, de la chimie ou la biologie aux sciences humaines et sociales.

  • La qualité environnementale : le défi du couplage des méthodes et technologies

La notion de qualité environnementale combine, dans une approche systémique, des modèles, des données expérimentales, des technologies. L'enjeu  porte sur la conception de méthodes et d'outils pour la préservation et l'utilisation durable des ressources : méthode d'évaluation environnementale, technologies pour l'environnement et les agro systèmes. Les principaux domaines sont ceux de la gestion des déchets, l'épuration des eaux, les agro procédés, les agro systèmes et l'agroalimentaire – tous à fort potentiel économique et porteurs de création d'emplois. L'enjeu est aussi celui du pilotage global des systèmes environnementaux par leur représentation et leur modélisation, ou en concevant des indicateurs dynamiques de fonctionnement de ces systèmes. Un exemple en est l'analyse du cycle de vie (ACV), qui consiste à dresser l'inventaire des flux de matière et d'énergies et de leurs impacts sur l'environnement d'un produit ou d'un procédé depuis sa fabrication et son utilisation, jusqu'à sa mise au rebut.

  • L'eau dans le développement territorial : le défi d'approches multisectorielles

Les enjeux liés à l'eau sont prégnants et très diversifiés : implications de la croissance démographique, incertitudes climatiques, système de distribution d'eau, publications de directives… Le défi consiste à acquérir la capacité de traiter, de façon intégrée, la question de l'eau, celle de la gouvernance des territoires et celle de la gestion des milieux terrestres. Il s'agit de lever des verrous scientifiques tels que l'articulation entre état, processus, fonctions et services, la compréhension des interactions entre processus naturels et sociaux à différentes échelles, la connaissance des facteurs de régulation des systèmes environnementaux, les changements d'échelle et les articulations entre niveaux d'organisation.  Les résultats attendus portent sur l'étude et l'analyse des méthodes de gouvernance des ressources naturelles et des territoires, sur l'élaboration de méthodes de diagnostic ou de prévision des indicateurs de développement durable, mais aussi sur la création de modes de développement territorial en privilégiant le système "eaux et territoires".

  • La gestion des risques : le défi de la viabilité

Dans un contexte de changement global, l'anthropisation des milieux accentue les situations de risques pour les sociétés : risques naturels liés à l'eau : inondations, avalanches, rupture de digues… ou risques liés à l'accumulation de polluants. Ceci amplifie le besoin de sécurisation, exprimé et relayé par les medias. Irstea, qui recèle de nombreuses compétences sur ce domaine, devra renouveler ses méthodes afin de mieux comprendre les phénomènes, analyser et caractériser les vulnérabilités, devra produire des outils pour la décision et pour la gestion des facteurs de risques.
 

Stratégie 2020

Contrat d'objectif