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Incendies de forêt : comprendre le phénomène feu en région Méditerranée

Dommages incendie à Marseille en 2009 © M.Long

Les chercheurs et ingénieurs du centre Irstea d'Aix-en-Provence s’attachent à améliorer la connaissance du comportement du feu et gestion de la forêt dans les territoires méditerranéens fortement urbanisés, notamment aux interfaces habitat/forêt.

Infographie

Cliquez pour voir l'infographie dans son intégralité (double zoom).

 

Un méga-incendie en Méditerranée, est-ce possible ?

En mai dernier à Fort McMurray en Alberta (Canada), près de 600 000 hectares ont brûlé. Des feux géants appelés "méga-incendies".

Explications avec Thomas Curt, ingénieur-chercheur à Irstea, sur The Conversation.

 

Des méthodes de référence

 

Modéliser des feux de pleine forêt

Irstea a développé des modèles mathématiques de modélisation de l'aléa feux de forêt fondés sur l'étude de la végétation combustible.

Des modèles utilisés encore aujourd’hui pour la cartographie de l'aléa, notamment pour l'élaboration des Plan de Prévention des Risques Incendies de Forêt (PPRIF).

 

Une échelle d'intensité pour le phénomène incendie de forêt

Comment classer a posteriori les incendies de forêt ?

 

La compréhension du phénomène feu, du départ à sa propagation dans les interfaces habitat-forêt

Les interfaces habitat-forêt : des zones à forts enjeux

On appelle interfaces habitat-forêt, ces zones de contact entre espaces naturels (forêts, maquis, garrigues, etc.) et espaces urbanisés (habitations, lotissements périurbains, etc.). Les citoyens vivant ainsi au plus près de la nature doivent participer à son entretien – obligation du code forestier – (débroussaillement, enlèvement des bois morts, etc.). Mais l’équilibre reste fragile : des espaces agricoles sont laissés en friches, où la végétation s’accroît peu à peu. En parallèle l’urbanisation se développe rapidement.

Les interfaces habitat-forêt s’étendent, car elles sont attractives sur le plan du cadre de vie. Mais en comparant l’historique des départs de feu et la dynamique des interfaces habitat-forêt, on observe une concentration d’éclosions plus importante dans ces interfaces (surtout de type habitat isolé ou groupé, ayant le plus de contact avec la végétation naturelle). Les accidents et autres imprudences sont la plupart du temps en cause : chaque année, environ 500 000 ha sont détruits par les feux de forêt méditerranéenne, dont 90 % sont d’origine humaine et démarrent dans les interfaces de feux de forêt.

>>> Définition de la notion d’interface habitat-forêt : une construction est dite "en interface habitat-forêt", si elle est soumise à l’obligation légale de débroussaillement établie par la loi d’orientation forestière française du 11 juillet 2001. Sont concernés les bâtis résidentiels situés à moins de 200 mètres de forêts, garrigues ou maquis. La zone d’interface habitat-forêt est délimitée par l’espace situé dans un rayon de 100 mètres autour de ces bâtis.

 

[Vidéo] Comment prévenir les incendies dans les interfaces habitat-forêt ?

Christophe Bouillon, ingénieur d'études au centre Irstea d'Aix-en-Provence, partage son travail de prévention des incendies dans les interfaces habitat-forêt. A revoir sur Aléas.tv

 

Méditerranée : la végétation de nos jardins, un vecteur de propagation du feu

Dans les interfaces habitat-forêt, le risque incendie est élevé du fait du grand nombre de départs de feu et de la quantité de matières végétales susceptibles de brûler qui peut y être importante et participer à la propagation du feu.

 

Comment évaluer la vulnérabilité du bâti ?

La vulnérabilité des bâtis et infrastructures situés en interfaces habitat-forêt est désormais prise en compte dans la gestion du risque incendie, par le biais de la cartographie des enjeux.

 

Equipement

Un laboratoire de feu

Des expériences de brûlage sont réalisées dans le laboratoire, au centre Irstea d'Aix-en-Provence, afin de mesurer les différents paramètres de l’inflammabilité : le délai et la fréquence d’ignition, la hauteur et durée de la flamme ou encore la vitesse de propagation du feu naissant en fonction des différents types de combustible.