Lettre aux partenaires n°12 - Plateformes technologiques
N°12 / Printemps 2006
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Les recherches partenariales menées à Irstea sur la gestion durable des eaux et des territoires ruraux s'appuient sur un puissant potentiel expérimental qui accompagne les travaux de modélisation et de simulation de l'action de l'homme. Ces plateformes technologiques sont ainsi constituées d'équipements lourds et de technologies de pointe, animés par des scientifiques spécialisés. Bassins versants instrumentés, souffleries, plateforme bactériologique, bancs d'essais ou ferme de calcul en sont quelques exemples. Fruit d'un partenariat tant scientifique qu'économique, elles sont localisées dans les laboratoires ou sur le terrain et fédèrent des collaborations multiples avec les universités et les instituts de recherche, avec les industriels et le monde économique.
Claudine Schmidt-Lainé, Irstea, Directrice scientifique
Témoignage de Louis Herremans, Directeur technique de Veolia-eau
Y'a-il beaucoup de questions pour la recherche dans le domaine de l'épuration ?
Le domaine de l'épuration traite de milieux complexes pour lesquels les questions de recherche sont encore nombreuses, comme d’une façon plus générale dans le domaine de l’environnement. Focalisées dans un premier temps sur le traitement du carbone, de l'azote et du phosphore, elles s'étendent aujourd'hui à des molécules plus complexes. Les fameuses "Dco" et "Dbo" qui mesurent aujourd'hui la dégradation ou non de la matière carbonée ne suffiront probablement plus dans le futur à qualifier l'efficacité de l'épuration. Les effluents évoluent, la présence de substances que l'on ne détectait pas auparavant, issues de l'activité industrielle, mais également des ménages, soulève de nouvelles questions, posées d'ailleurs à présent à l'échelle de l'Europe. Comment les populations bactériennes, qui sont à la base de l'épuration, s'adaptent-elles à l'évolution des effluents eux-mêmes ?
Centrés dans un premier temps sur les procédés intensifs qui existent dans les agglomérations, les besoins de recherche s'étendent pour nous aujourd'hui à l'assainissement pour l’habitat dispersé, qui représente près de 20% de la population française et est assaini par des dispositifs non collectifs.
Quels sont vos liens avec la recherche publique ?
Nous avons de fortes collaborations de recherche avec Irstea sur l'épuration et ce depuis plus de 25 ans. Avec l'Inra nous travaillons sur l'utilisation des boues de stations les step en agriculture. Nous avons également des échanges plus en amont avec le CNRS, sur les méthodes de détection de molécules très complexes comme les médicaments par exemple. Sur le problème des médicaments d'ailleurs et des antibiotiques en particulier, nous sommes partenaires de grands programmes européens pour tenter d'apprécier les risques.
Sur les procédés d'épuration eux-mêmes, des programmes de recherche sont menés en collaboration avec un certain nombre d’universités ou de centres de recherche tant en France qu’à l’étranger. En France, Irstea est un de nos interlocuteurs privilégiés. Que ce soit sur les procédés intensifs ou extensifs, il est indispensable de combiner recherches en laboratoire et connaissance du terrain. La plateforme technologique Mimose qui permet l'étude des populations bactériennes et dont il est question dans ce numéro est un outil puissant pour la recherche. Elle supporte aussi bien une recherche en amont qu'une recherche finalisée combinant connaissance et expertise.
Sommaire
- De la haute technologie pour la microbiologie de l’environnement
- Un pôle de recherche pour les épandages d'engrais minéraux et organiques
- Une soufflerie expérimentale pour maîtriser les ambiances dans l’industrie alimentaire
- L'Orgeval, 43 ans de recherche expérimentale en hydrologie
- Le canal de Gignac : plateforme technologique pour les économies d'eau en irrigation
- Infos à la une


















