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Métier : directeur de recherche
Philippe Boët
Irstea - UnIté de recherche ecosystemas estuarlens et poissons migrateurs amphihalins
Cestas - 05 57 89 27 06
Entre eaux douces et marines, les estuaires ont de multiples fonctions d'un point de vue écologique, économique et social : caractère agréable du paysage, pêche, ressources, biodiversité... Ils subissent ainsi de nombreuses pressions liées à l'activité humaine, qui menacent le devenir des espèces qu'ils abritent et réduisent les biens et services que ces écosystèmes rendent
naturellement â la société. Pour comprendre comment fonctionne l'estuaire de la Gironde, le laboratoire met en équation les interactions entre les divers maillons de la chaine alimentaire : algues, zooplancton, poissons, y compris la pêche
ou les pompages, Il reproduit les écosystèmes et y simule des modifications : diminution de l'oxygène, augmentation de la température, accentuation de la pêche, réduction des débits... Il observe ensuite comment une trop forte pression sur l'un ou l'autre des composants peut entraîner en cascade le déséquilibre de l'ensemble. L 'objectif est d'identifier les éléments essentiels à cet ensemble, comme par exemple la crevette, source d'alimentation de la plupart des poissons.
L'unité explore ainsi des scénarios d'évolution éventuelle de l'écosystème sous des contraintes naturelles ou humaines, les trajectoires possibles, celles souhaitables ou au contraire à éviter.
Métier : ingénieur de recherche
Françoise Daverat
Irstea - Unité écosystèmes estuariens et poissons migrateurs amphihalins
Cestas - 05 57 89 08 06
Les anguilles comme les saumons ont la particularité de passer au cours de leur vie de la rivière à l’océan. Étudier leur migration et leur choix d’habitat permet de comprendre quels sont les milieux à préserver en priorité pour conserver ces espèces particulièrement menacées. Une manière indirecte de suivre les mouvements des poissons est d’étudier leurs otolithes. Les otolithes sont des os de l’oreille interne, qui ont la propriété de croître de manière régulière en déposant des cernes (comme celles des arbres).
La matière qui constitue cet os est donc le reflet de la composition de l’eau dans lequel le poisson a vécu. C’est le même principe que les couches sédimentaires.
Ainsi, la mesure de la composition chimique des otolithes permet de reconstituer le parcours et la croissance des poissons de leur naissance à leur mort. Certains éléments chimiques accumulés dans les cernes, témoignent de la présence du poisson dans des milieux estuariens ou océaniques.
Métier : ingénieur de recherche
Alain Dutartre
Irstea - Unité de recherches réseaux, épuration et qualité des eaux
Cestas - 05 57 89 08 00
Souvent ignorées du grand public, sauf lorsque leurs proliférations les rendent immédiatement visibles et gênantes, les plantes aquatiques sont présentes partout dans les eaux douces (rivières, lacs, zones humides…). Produisant de la matière organique et abritant de très nombreuses espèces de la faune aquatique, elles jouent un rôle très important dans le fonctionnement des écosystèmes. Mais on peut aussi s’en servir de bio-indicateur, comme le fait l’équipe d’Alain Dutartre. Discrètes ou exubérantes, indigènes ou exotiques, les plantes aquatiques nous renseignent sur la qualité écologique et les possibilités d’évolution des sites où elles sont présentes. Ainsi, en étudiant les conditions et les caractéristiques de leur développement on pourra améliorer la gestion des milieux aquatiques.
Métier : ingénieur de recherche
Anne Gassiat
Irstea- Unité aménité et développement des espaces ruraux
Cestas - 05 57 89 08 00
Qui n’a jamais pensé par rapport à un lieu connu : "tout a tellement changé ici, je ne reconnais plus rien !". Les sociétés et les individus sont d’avantage attirés par les littoraux, les zones fluviales et les estuaires, ce qui entraîne un rognage des espaces naturels (forêts, terres agricoles), en raison de l’étalement des espaces urbains.
Les Institutions, les groupes, les associations sont des acteurs importants de ces changements. Mes recherches portent sur "la terre vue de l’eau". J’étudie les changements d’occupation et d’usages des sols avec comme point de départ l’eau (littorale,
fluviale, estuarienne). J’essaie d’analyser comment nos territoires, nos espaces se construisent en fonction de l’eau dans le but d’aider à la décision publique. Pour cela je m’appuie sur des bases de données d’occupation du sol existantes et sur des enquêtes qualitatives menées auprès de ces acteurs majeurs. Ainsi je peux mieux saisir leur façon d’appréhender ces changements et leur manière de s’y adapter en les prenant en compte, dans la mise en oeuvre d’actions publiques.
Métier : ingénieur en Chef des Ponts, des eaux et des forêts.
Yves Le Gat
Irstea- Unité de recherche réseaux, épuration et qualité des eaux
Cestas - 05 57 89 08 00
Le laboratoire fournit des outils de gestion et de conseil permettant de conserver en excellent état le patrimoine immense que sont les réseaux de distribution d'eau potable et d'assainissement. Les travaux de modélisation d'Yves Le Gat permettent de prédire l'évolution des casses des canalisations d'eau potable ou la détérioration des canalisations d'assainissement. Des équations qui lui permettent de "voir" ces réseaux souterrains et difficilement accessibles.
Pour les calculer, il se doit de connaitre parfaitement les matériaux, les diamètres, les longueurs et autres paramètres de ce réseau vital de nos villes. Ces connaissances permettent de formuler, puis de comparer â long terme, différents scénarios de
réhabilitation des réseaux. La collectivité peul ainsi choisir ceux garantissant le meilleur rapport de la performance des réseaux aux coûts de réhabilitation les plus acceptables.
Métier : ingénieur de recherche
Nicolas Mazzella
Irstea - unité réseaux épuration et qualité des eaux - Laboratoire de chimie des eaux - Cemagref
Cestas - 05 57 89 08 00
Aujourd’hui, pour surveiller les milieux aquatiques, la DDASS et les agences de l’eau utilisent la technique dite de l’échantillonnage ponctuel. Cette méthode, certes peu onéreuse et facile à mettre en oeuvre, présente un défaut majeur : elle indique la qualité de l’eau seulement à l’instant T où le prélèvement est fait. Mais depuis une quinzaine d'années une autre approche a émergé.
Elle consiste à déployer dans les eaux des dispositifs piégeant les contaminants en continu, permettant d’obtenir une mesure intégrée des concentrations dans le temps, avec un surcoût dérisoire par rapport à un prélèvement ponctuel. Nicolas Mazzella
s’intéresse, avec son équipe, à la contamination des cours d’eau par les pesticides. Pour cela il analyse les échantillons fournis par ces nouveaux dispositifs, et en collaboration avec des hydrobiologistes et des écotoxicologues, il étudie l’exposition des organismes aquatiques aux pesticides, ainsi que la toxicité de ces contaminants.
Métier : géomaticien

Kévin Petit
Irstea - Unité aménités et dynamiques des espaces ruraux
Cestas - 05 57 89 26 98
Comment retrouver son chemin ? Quelle est la densité de population à Tokyo ? Comment se répartissent les ressources en eau en Afrique ? Nous manipulons aujourd’hui de plus en plus l’information géographique, c’est-à-dire celle que l’on peut localiser sur le globe terrestre. Tous les « objets » (une ville, un terrain, une route…), parce qu’ils ont une latitude, une longitude et une altitude, peuvent être référencés et représentés sous forme géographique.
Dans son laboratoire, Kévin Petit est chargé de collecter, organiser, traiter, analyser et restituer sous forme cartographique ces données géographiques. Un travail qui va servir à de nombreux chercheurs dans tous les domaines : agriculture, environnement, économie, sociologie. Car comme un dessin, une carte permet de visualiser directement et de manière intuitive une information qui serait beaucoup plus difficile à comprendre ou à concevoir seulement avec quelques phrases.
Ne dit-on pas qu’un dessin vaut mille mots ?
Ainsi les cartes constituent un outil très puissant dans les discussions et la prise de décision.
Métier : directeur de recherche
Yvan Racault
Irstea- Unité de recherche Réseaux Épuration et Qualité des eaux
Cestas - 05 57 89 08 00
L'équipe travaille sur l'optimisation des procédés de traitement des eaux usées. Elle s'intéresse particulièrement à une
technique associant boues activées et filtration membranaire qui produit des eaux épurées de très haute qualité. Le principe consiste à apporter de l'oxygène aux bactéries déjà présentes dans les eaux usées, pour favoriser leur survie et leur développement. Elles se nourrissent alors du substrat des eaux et transforment la matière organique en biomasse (boues) et en C02. Puis des membranes organiques immergées dans la boue assurent une filtration très fine de l'eau (10 000 fois plus petite qu'un millimètre) en arrêtant les microorganismes dont les bactéries. L'eau rejetée est de très bonne qualité, elle peut être rejetée dans les milieux les plus sensibles et pourrait même être réutilisée pour l'agriculture ou réinjectée dans les sols pour approvisionner des nappes.
Ce type de procédé, qui respecte la maîtrise de l'eau, est en développement croissant. En modélisant les processus biologiques et physiques intervenant dans ce traitement, Yvan Racault et son équipe ont pour objectif d'ameliorer la compréhension des mécanismes et de simuler des scénarios de fonctionnement pour tester différentes stratégies de conception et de gestion des installations.
Métier : chargée de recherche en économie de l'environnement

Tina Rambonilaza
Irstea - Unité aménités et dynamqiues des espaces ruraux
Cestas - 05 57 89 08 00
L'équipe travaille sur les nouvelles attentes de la société vis à vis de l'espace et de la nature. Nous sommes 65 millions de français et chacun d'entre nous souhaite avoir son espace pnvé (résidence pnncipale, résidence secondaire) et bien souvent dans les mêmes lieux pour pouvoir bénéficier d'un cadre naturel tout en étant à proximité des villes. Ce qui pose
éVidemment des problèmes. D'ordres écologique et environnemental d'abord : une concentration de la population et de l'activité engendre des pressions sur les millieux naturels qui peuvent compromettre leur stabilité écologique et dégrader le cadre de vie (pollution, dégradation des paysages). Mais aussi d'ordres économique et social : l'augmentation de la demande de logements induit une flambée des prix de l'immobilier et des terrains, et l'impossibilité, pour certaines catégories sociales, de se loger dans ces zones.
En partant d'enquêtes et en utilisant les données issues des différents recensements statistiques déjà disponibles, Tina Rambonllaza cherche à comprendre les phénomènes de mutation des espaces ruraux dus à l'extension des villes et suggère quelques pistes de ré flexion pour gérer cette évolution dans un cadre durable.
Métier : doctorante

Valérie Samedy
Irstea - Unité écosystèmes estuariens et poissons migrateurs amphihalins
Cestas - 05 57 89 08 00
Savez-vous qu’une manière de détecter et d’étudier les poissons est de repérer l’écho qu’ils envoient ?
C’est ce qu’on appelle l’acoustique halieutique, celle qui porte sur les ressources vivantes aquatiques. Cette technique innovante, a l’avantage de couvrir des étendues géographiques très larges, de s’appliquer à des zones non propices aux échantillonnages classiques par pêche et surtout d’être sans dommage pour l’environnement et les poissons étudiés.
Valérie Samedy développe cette technique pour les milieux estuariens, en confrontant la nature
et les caractéristiques des signaux acoustiques détectés avec la réalité biologique. Les campagnes
Gironde Acoustic Fishes (GAF) qu’elle mène vont permettre d’établir une stratégie d’investigation adaptée au milieu et de bâtir un protocole standard d’échantillonnage et de suivi. Avec l’objectif de répondre aux exigences des réglementations à venir, qui imposeront de plus en plus des moyens d’observation et de mesure comme les bio-indicateurs, sans dommage pour la faune de poissons.
Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture













