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Les Assises nationales des risques naturels 2016

Alpe d'Huez © Irstea / H. Bellot

03/03/2016

Connaître, prévenir et se protéger des risques naturels est un enjeu national. Le Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer organisera, les 22 et 23 mars prochains à Marseille, la 3ème édition des Assises nationales des risques naturels afin de réunir l’ensemble des acteurs concernés par les risques naturels : services de l’Etat, collectivités, associations, bureaux d’études, chercheurs… Irstea assure la présidence du comité scientifique et présentera des outils et services disponibles pour les gestionnaires des risques.

Les Assises nationales des risques naturels (ANRN) proposent aux représentants des services de l’Etat, élus locaux, associations et ONG, organismes d’assurance, bureaux d’études et chercheurs, d’échanger sur les problématiques et enjeux actuels et de réfléchir aux solutions concrètes pour gérer et prévenir les risques naturels. L’objectif est double : poursuivre l’instauration d’une culture commune du risque et permettre une réduction des effets des risques naturels.

Au programme, des tables rondes sur l’intégration des risques dans l’aménagement et la prévention des risques sismiques, mais aussi des ateliers notamment sur les questions de la citoyenneté face aux risques, sur la prévision et l'alerte ou encore le retour d’expérience post-évènement en particulier suite aux inondations d’octobre dernier dans les Alpes-Maritimes. 

 

Les Assises côté recherche :                  des services et des outils opérationnels pour les gestionnaires

Irstea présentera, avec ses partenaires le Cerema et l’IFSTTAR, des outils et services déjà ou prochainement disponibles, à travers quelques projets spécifiques :

  • les risques liés aux inondations, avec le projet RHyTMME qui a abouti à la mise au point d’une plateforme d’alerte aux crues extrêmement précise en relief de montagne. Aujourd’hui déployée en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, elle est également capable de prévenir d’autres risques liés à l’eau comme les mouvements de terrain ou les crues torrentielles > télécharger le poster de présentation sur le risque inondation

  • les risques littoraux et les ouvrages hydrauliques, avec par exemple le projet Didro (actuellement en cours) qui permettra d'assurer une haute surveillance des digues à l'aide de drones. Le projet s'inscrit notamment dans le contexte des nouvelles exigences réglementaires en matière de protection de ces ouvrages et de l'augmentation du risque de rupture suite au dérèglement climatique > télécharger le poster de présentation du projet Digues 2020 et le poster sur les risques d'inondation liés aux ruptures de digues

  • les risques liés aux chutes de blocs, avec le projet national C2ROP dont l'objectif est de développer une plateforme de ressources à l'usage des acteurs du domaine des risques rocheux, intégrant à la fois la connaissance des phénomènes (quantification, détection, prévision), la vulnérabilité des infrastructures et des ouvrages et la gestion du risque par des ouvrages spécifiques de protection > télécharger le poster de présentation

  • les risques liés aux incendies et à la sécheresse avec les études sur le diagnostic de vulnérabilité du bâti (cartographie des zones les plus vulnérables, inflammabilité de la végétation, etc.) > télécharger le poster de présentation

Quels défis pour la gestion des risques demain ?

Pour Didier Richard, directeur de l'unité de recherche Erosion torrentielle, neige et avalanches (ETNA) à Irstea et président du comité scientifique des ANRN, la recherche sur les risques doit intégrer plusieurs questions. L’étude des sources de danger qui consiste à qualifier et quantifier l’aléa (crues, avalanches, chutes de blocs, incendies, etc.) est fondamentale, mais insuffisante pour appréhender le risque dans son ensemble.

Il faut élargir cette approche du risque à une approche intégrée et dynamique, prenant en compte l'exposition et la sensibilité des enjeux, en fonction des activités humaines, de l’occupation et de l’usage du territoire, et de l'impact des changements à l’échelle du globe (changement climatique notamment). Il s'agit de considérer ce qu'on appelle la vulnérabilité des enjeux, c'est-à-dire le niveau de pertes qu'un phénomène naturel dangereux peut entrainer pour la société. Ainsi, le croisement de ces différents facteurs (aléas, exposition et vulnérabilité des enjeux) est nécessaire pour aborder globalement le risque. Un vrai défi pour tous les acteurs du risque naturel et un défi dont Irstea a fait une priorité en l’inscrivant dans son plan stratégique.

Plus d’informations sur les Assises nationales des risques naturels 2016.

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