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L’eau, invitée de marque de la conférence environnementale

Montage photo à partir de La Garonne © Dutartre Alain / Irstea

18/09/2013

Accroissement de la consommation (domestique, industrielle et agricole), changement climatique, pollutions… l’eau douce disponible se situe au cœur d’enjeux environnementaux, socio-économiques, agricoles et sanitaires. La politique de l’eau est plus que jamais l’objet d’une vaste réflexion dont s’empare la conférence environnementale des 20 et 21 septembre prochain. À cette occasion Irstea rappelle le rôle indispensable de la recherche environnementale dans cette réflexion et les grands chantiers à venir. 

Le gouvernement a entamé depuis quelques mois une réflexion sur la politique de l’eau menée en France. Après la présentation des rapports Martin et Lesage, les acteurs de l’eau sont invités les 20 et 21 septembre prochains lors de la conférence environnementale à échanger autour de cette question. Objectif : faire émerger les évolutions nécessaires à une gestion équilibrée de la ressource et des milieux aquatiques en tenant compte des contraintes et des enjeux environnementaux, économiques et sociaux. Irstea, fortement investi dans l’appui aux politiques publiques, contribue à la réflexion engagée, en élaborant les connaissances nécessaires et en identifiant les priorités de recherche pour atteindre ces objectifs. 

Le diagnostic de l’état écologique de l’eau

La politique de l’eau, telle qu’elle est développée en France, adopte les principes et ambitions de la Directive Cadre Européenne de l’Eau (DCEE, adoptée en 2000). Celle-ci vise, en particulier, l’atteinte du bon état écologique des 2/3 des masses d’eau des pays membres d’ici 2015. Or, alors que se profile la seconde phase de la DCEE (2016 – 2021), ces objectifs ne pourront vraisemblablement être atteints : environ 50 % des masses d’eau seront probablement alors en « bon état écologique ». Ces résultats peuvent sembler négatifs, ils cachent en réalité les grands progrès réalisés par la recherche depuis 20 ans sur la connaissance des milieux aquatiques et la gestion de ceux-ci. Le concept de bon état écologique évolue et se consolide au cours du temps. Dans l’état écologique porté par la DCEE, des indicateurs biologiques (diatomées, poissons et invertébrés) sont ainsi pris en compte, aux côtés de l’identification des polluants chimiques, afin de prendre en considération l’équilibre de la faune et de la flore des milieux aquatiques.

La recherche, « moteur » de la reconquête de la qualité des ressources en eau

Les travaux menés à Irstea contribuent à faire évoluer l’évaluation du bon état écologique, avec la prise en compte, par exemple, des polluants émergents (perturbateurs endocriniens, médicaments, nanoparticules), et le développement de nouveaux indicateurs correspondants, plus complets et plus intégrés, conformément aux exigences de la DCEE. Il reste à faire mais les travaux sur les indicateurs biologiques, tel l’indice poisson, sur l’écotoxicologie qui évalue l’état de santé des écosystèmes via l’impact des polluants sur le vivant, l’amélioration des procédés de réduction des pollutions ou de traitements des eaux usées, la restauration des milieux aquatiques ou encore la mise au point de méthodes permettant de limiter les conflits d’usages autour de la ressource… sont autant d’exemples qui illustrent la contribution de la recherche à la question de l’eau et de ses enjeux. 

Consulter la contribution d’Irstea à la conférence environnementale 2013 : « Recherche pour l’eau de surface et les milieux aquatiques continentaux. Défis et propositions. »

Pour en savoir plus :