Vous êtes

Sélectionner

Réduire la taille texte Rétablir la taille du texte par défaut Agrandir la taille du texte Partager cette page Favoris Courriel Imprimer

Atelier. Un projet inédit de lutte contre les micropolluants en sortie de stations d’épuration

© J-M. Choubert / Irstea

05/01/2018

Et si la solution pour éliminer les micropolluants résistants (résidus de médicaments, de pesticides, hormones…) présents dans les rejets des stations d’épuration résidait dans le traitement par ozonation ? Collectivités, scientifiques, professionnels de l’eau: découvrez les résultats de la première étude en conditions réelles, et échangez avec ses experts lors d’un atelier au 19ème Carrefour de l’Eau, le 25 janvier à Rennes. Possibilité d’inscription gratuite. 

De nombreuses substances chimiques indésirables sont présentes dans les eaux rejetées en sortie de stations d’épuration, certaines étant peu biodégradables (glyphosate, diuron[1]…), tandis que d’autres sont bien éliminées mais restent présentes à de très faibles concentrations, avec un caractère toxique avéré. Afin d’améliorer la qualité des eaux rejetées, Irstea et Suez ont évalué l’efficacité d’une technologie de traitement complémentaire : l’ozonation. Un procédé qui se développe fortement en Suisse et en Allemagne, et qui repose sur le potentiel oxydant de l’ozone pour éliminer les micropolluants résistants.

Chose inédite, les scientifiques ont mené une évaluation in situ sur la station de Sophia Antipolis (30 000 équivalent-habitants) pendant 3 ans, seule station en France équipée d’une installation d’ozonation pour traiter les substances prioritaires.

Au total, 12 campagnes d’échantillonnage à des doses d’ozone différentes ont été menées et 76 micropolluants réfractaires au traitement biologique des stations ont été analysés[2], révélant des rendements d’élimination élevés avec cette technique (de 70 à 90%). Les scientifiques ont également identifié les bonnes doses d’ozones à utiliser, pour traiter les micropolluants en fonction de leurs capacités à être oxydés. De plus, les impacts environnementaux et énergétiques du traitement par ozonation ont été étudiés pour accompagner les collectivités vers des stratégies adaptées.

Découvrez les résultats du projet Micropolis-Procédés[3] et venez poser vos questions aux responsables de l’étude, lors d’un atelier dédié au Carrefour des Gestions Locales de l’Eau le jeudi 25 janvier, de 11h30 à 13h à Rennes. Plus de 70 conférences rythmeront ce grand rendez-vous des professionnels de l'eau qui réuni 450 exposants et rassemble chaque année plus de 10 000 participants.

Vous pouvez vous inscrire gratuitement ici avec le code invitation CGLE2018 (frais d’inscription offerts hors déjeuner).

Consulter l’intégralité du programme du 19ème Carrefour de l’Eau les 24 et 25 janvier 2018.

En savoir plus

[1] Pesticide

[2] 23 métaux et 53 substances organiques (15 hormones, 7 pesticides, 26 pharmaceutiques et 5 métabolites)

[3]  Projet financé par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse