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Irstea s’agrandit pour la sauvegarde de l’esturgeon européen

Campagne d’échantillonnage réalisée dans l’estuaire de la Gironde, août 2014 © M-L. Acolas / Irstea

23/09/2014

Pour renforcer les capacités de conservation de l'esturgeon européen et d'autres espèces migratrices, Irstea se dote d'une nouvelle installation, en appui à la station expérimentale de Saint-Seurin-sur-l'Isle. Dispositif unique en Europe qui permettra aux chercheurs de relever un nouveau défi : s'assurer de la survie de l'espèce face aux changements climatiques et à la pollution de l'eau. Inauguration le 6 octobre.

L’esturgeon européen, grand migrateur, a progressivement disparu de nos rivières suite au développement industriel et à la dégradation de la qualité de son milieu. 30 ans de recherche ont permis des avancées considérables sur la connaissance de l’état de la population, des techniques d’acclimatation et de reproduction assistée pour repeupler le milieu naturel. Ainsi, depuis 2007, 1,6 millions de jeunes esturgeons ont été relâchés dans la Garonne et l’Elbe. Aujourd’hui, pour les équipes d’Irstea l'enjeu consiste à étudier les effets du changement climatique et de la pollution sur la santé des esturgeons, et leurs capacités à s’adapter à ces changements.

L’extension "Sturio 2"

Pour relever ce défi, Irstea se focalise sur les stades larvaires et juvéniles des espèces migratrices, les plus sensibles du cycle de vie des poissons. Les variations de température et d’oxygène, la présence de métaux lourds ou de substances médicamenteuses peuvent altérer leur développement et au-delà, diminuer leur chance de survie dans le milieu naturel.

"Sturio 2" [1], la nouvelle extension de la station expérimentale Irstea de Saint-Seurin-sur-l’Isle, offrira une capacité d’élevage et d’expérimentation unique en Europe pour la recherche expérimentale sur les poissons migrateurs amphihalins aux échelles européennes et internationales, grâce à :

  • 2 bâtiments pour le stock captif d’esturgeon européen, dont un de 360 m2
  • 1 bâtiment équipé de bassins d’élevage de grande taille fonctionnant en circuit fermé eau saumâtre, de 450 m2
  • des salles d’expérimentation, une salle de chirurgie, d’acclimatation, …
  • 2 laboratoires
  • 3 types d’eau (eau de la rivière, forage profond d’eau douce et stockage d’eau de mer) permettent de reconstituer les différents environnements rencontrés par les poissons migrateurs au cours de leur vie, …

L’enjeu de cette extension est clairement d’augmenter les capacités d’accueil des futurs géniteurs, mais également d’améliorer la qualité des observations et des analyses, les conditions de travail du personnel et la maîtrise sanitaire (laboratoire, écloserie, préparation des aliments). Car Irstea a développé, au fil des recherches, un savoir-faire et une expertise reconnue concernant la reproduction et l’adaptation de l’espèce dans le milieu naturel. La gestion quotidienne du stock captif à la station St Seurin a par ailleurs été récemment transférée à l’association MIGADO qui assure également l’animation du Plan National d’action « Sturio ». De quoi assurer un bel avenir aux esturgeons européens dans nos eaux…

30 ans de recherche pour la sauvegarde de l’esturgeon européen

Frise historique des recherches Irstea sur l'esturgeon européen © Irstea

Depuis 1975, Irstea et sa station expérimentale de St-Seurin-sur-l’Isle, véritable structure d’appui pour les recherches sur le fonctionnement et la restauration des populations de poissons migrateurs amphihalins, travaille à la sauvegarde de l’esturgeon européen.

Ainsi, parmi les plus grandes réussites de ces 30 dernières années, on compte la maîtrise de la reproduction artificielle à partir de géniteurs sauvages, puis de spécimens élevés depuis leur plus jeune âge dans la station.

Ces avancées ont permis de procéder à des lâchers de jeunes esturgeons européens dans le milieu naturel, opération contribuant à la fois au repeuplement des fleuves d’Europe de l’Ouest et au progrès des connaissances scientifiques sur l’espèce grâce à un suivi des spécimens relâchés.

En savoir plus

[1] L’extension a été financée par le FEDER, la DREAL Aquitaine, la Région Aquitaine et l’ONEMA. Ces travaux de recherche s’intègrent, depuis 2011, dans le Programme National d’Action Esturgeon européen porté par le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.