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Traiter les bananiers en épargnant l'environnement ?

10/04/2011

Le Cemagref et son partenaire l'UGPBAN, ont présenté, le 9 avril dernier, les résultats des recherches menées dans le cadre du projet "Optiban". Ce programme de recherches vise à limiter les conséquences du traitement aérien des bananiers sur l'environnement.

Le prototype de la machine permettant le traitement terrestre des bananiers : un bras articulé vient positionner le produit à l'endroit adéquat, au sommet du bananierDepuis 2009, une directive européenne encourage l'interdiction de l'épandage aérien, sauf si aucune alternative à cette façon de traiter n'existe. D'un côté, les cours d'eau abondent en Martinique et ils peuvent être contaminés par un traitement aérien. De l'autre, les bananiers doivent impérativement être traités contre les cercosporioses sous peine de disparaître, ce qui supprimerait des milliers d'emplois sur l'île.
L'UGPBAN et le Conseil régional de la Martinique ont confié au Cemagref, dans le cadre du Plan Banane Durable 2007-2013 et du programme EcophytoDom, un programme de recherche visant à réduire les effets du traitement aérien, et à le remplacer par un traitement terrestre.

Le PRAM a accueilli, le samedi 9 avril dernier, de nombreux représentants du monde agricole et scientifique martiniquais.
La journée a commencé sur le terrain avec une présentation, par nos partenaires de l'UGPBAN, des résultats des travaux des chercheurs : améliorations apportées au traitement par hélicoptère et démonstration du prototype du système de traitement terrestre développé au cours du projet. Elle s’est ensuite poursuivie par une réunion au PRAM, présentant les méthodes de lutte contre les cercosporioses, leurs enjeux ainsi que les textes réglementaires sur le traitement aérien. Suite à une présentation des activités du Cemagref par Roger Genet, Dominique Didelot et Gérard Chuzel ont dressé le bilan du projet Optiban, 3 ans après sa mise en œuvre, ainsi que ses perspectives. Parmi elles, la poursuite des activités de recherche du Cemagref en partenariat avec l’UGPBAN et l’IT2.
Pour répondre à cet objectif, une convention cadre a été signée entre les 3 partenaires UGPBAN, IT2 et Cemagref. Elle définit les orientations, le cadre général et les modalités des relations et des actions communes entre ces organismes relevant de leurs champs de compétences et d'interventions. Des champs prioritaires de partenariat ou d’intérêt y sont définis, comme le soutien au développement des Écotechnologies en production bananière, la sécurité des opérateurs et des machines ou les méthodologies d'évaluation environnementale.

  • UGPBAN : Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique
  • IT2 : Institut Technique Tropical
  • PRAM : pôle de recherche agro-environnementale de Martinique
  • Ont participé à cette manifestation : le Conseil Régional de la Martinique, représenté par Mme Conconne, Éric de Lucy, Président de l’UGPBAN, Gérard Matheron, Directeur Général du CIRAD, Roger Genet, Directeur Général du CEMAGREF, les représentants locaux des instituts de recherche (CEMAGREF, CIRAD, IRD), les représentants des services de l'État en Guadeloupe et Martinique (DAAF, DEAL), ainsi que les représentants des professionnels de la production bananière de Guadeloupe et Martinique : Chambres d'Agriculture, FREDON, groupements de producteurs de bananes, SICA TG et Serviproban, Institut Technique Tropical (IT2), UGPBAN.
  • Projet optiban : projet d'Optimisation des traitements aériens et de recherche de méthodes alternatives terrestres contre les cercosporioses du bananier