Pierre BEGHIN (1951-1992)

L’homme de tête

  • En octobre 1992, Pierre Beghin, l’un des plus grands himalayistes français, disparaît dans la face Sud de l’Annapurna. Il a été le troisième homme à gravir un 8000 m en solo, le Kangchenjunga, et a donné son nom à plusieurs itinéraires majeurs de sommets himalayens.
  • Avec le soutien du Cemagref, Pierre Beghin a été le premier alpiniste à obtenir en 1988 le statut de sportif de haut niveau de l’administration française.
 
La cuve noyée
 
  • Chercheur et ingénieur, il était spécialiste de la modélisation physique en canal noyé des avalanches en poudreuse. Il a été à l’origine de la mise en place du bassin noyé, surnommé en son temps le « Bac à Beghin ». 
  • Indépendant, discret et efficace, il est plus souvent dans son labo que dans son bureau. Créatif et adorant bidouiller, il fait toujours preuve de persévérance, une qualité indispensable pour la mise au point de ses expérimentations et pour la réussite de ses expéditions. 
 
L’alpiniste
 
  • Pierre a beau être passionné par son métier et ses modélisations, il songe en permanence à sa prochaine conquête himalayenne et cultive son atout majeur : sa puissance physique.
  • Le travail au Cemagref est entrecoupé d’entraînements quotidiens, et si ses collègues l’accompagnent parfois, c’est toujours loin derrière…
En 1987, il accueille un jeune stagiaire de troisième, François Carrel qui, devenu écrivain et journaliste, lui consacre un livre 27 ans plus tard : Pierre Beghin, l’homme de tête.