3 ans après Xynthia, 3 jours pour les digues

Crues, tempêtes ou surcotes marines, pour éviter les inondations et se tenir au sec, les hommes s’abritent derrière des digues. Mais comment gérer, maintenir, réparer, surveiller pour finalement assurer la performance de ces ouvrages de protection et éviter les drames.  Du 12 au 14 juin, le colloque national « Digues Maritimes et fluviales de protection contre les submersions », organisé par Irstea, fera le point 5 ans après l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur les ouvrages hydrauliques.

La crue de l’Agly (Pyrénées-Orientales) et la brèche de la digue maritime de Leucate (Aude) en mars dernier, nous rappellent une fois de plus l’importance des digues et de leur maintenance pour la protection des hommes et de leurs activités. En effet, le risque de rupture d’ouvrage inhérent à leurs structures se combine au risque naturel (inondation, tempête…). De plus au cours du temps et de la succession d'événements, les digues se fragilisent ce qui augmente l'aléa de rupture. Chaque événement, aussi minime soit-il, provoque des dommages sur les ouvrages, causés par des infiltrations, les vagues ou le courant, diminuant leur fiabilité. Lors d’événements exceptionnels, les défaillances de digues peuvent engendrer des conséquences plus graves que l'événement seul sur les hommes et les infrastructures. La question n’est donc plus comment se protéger avec les digues mais plutôt comment mieux les gérer et les exploiter afin de les fiabiliser.

Gestionnaires et chercheurs unis pour protéger

Les inondations dramatiques dans les années 1990 ont  lancé le débat sur les digues. La conscience du danger lié à leur existence a initié la mise en place d'une réglementation spécifique. L’État, dans le cadre de son pouvoir de police de l’eau, se devait de connaître l’ensemble des digues sur son territoire. Il a ainsi demandé l’expertise d’Irstea sur la sécurité des ouvrages hydrauliques.

Depuis 20 ans, Irstea réalise en effet des recherches en appui aux politiques publiques et en partenariat avec les gestionnaires et entreprises dans le domaine des ouvrages hydrauliques. Que ce soit la conception de nouveaux matériaux, l’étude de la résistance matérielle ou de l’impact sur la biodiversité, tous ces champs participent activement à l’étude des barrages et des digues.

Un colloque, 3 jours de rencontres

Très attendu depuis 2004, le 2ème colloque national Digues Maritimes et Fluviales de protection contre les submersions aura lieu du 12 au 14 juin prochain à Aix-en-Provence. Sous le parrainage du Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, du Comité Français des Barrages Réservoirs et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Irstea organise ces journées pour échanger et réagir sur les avancées techniques dans le domaine des digues maritimes et fluviales.

Ce sont plus de 300 participants qui sont attendus au Colloque national sur les Digues maritimes et fluviales de protection contre les submersions. Gestionnaires, ingénieurs de bureaux d’études, services de contrôles, chercheurs, entreprises et fournisseurs spécialisés y auront la parole.

L’objectif ? Faire le point sur les avancées techniques, sur la mise en œuvre de la nouvelle réglementation des ouvrages hydrauliques de 2007, sans oublier la distinction entre sûreté et efficacité. Ces 3 journées, théâtre d’intenses échanges, seront aussi l’occasion de présenter les avancées de projets de recherche portant sur les ruptures des digues fluviales de protection. La protection contre les risques d’inondations, la gestion et la conception des digues existantes ou en projet sont des thèmes qui dépassent largement nos frontières nationales et justifient la participation de collaborateurs internationaux. Enfin, pour conclure, une journée de visite technique est organisée sur les digues du delta du Rhône en Camargue, le samedi 15 juin. 

Pour en savoir plus :

La date limite d’inscription au colloque est le 12 mai 2013