Un accès simplifié aux données hydrologiques d’Irstea

Depuis novembre 2013, chercheurs et partenaires d’Irstea ont accès gratuitement à la base de données hydrologiques des 8 observatoires de l’institut en activité.

Depuis les années 1960, Irstea recueille des données hydrologiques et biogéochimiques dans une dizaine d’observatoires de terrain – certains désormais fermés. Précipitations, hauteur et débits de cours d’eau, niveaux de nappes phréatiques, flux de matières en suspension, mesures de qualité : ces données, fiables et sur le long terme, alimentent les projets de recherche de l’institut et de ses partenaires, les bases de données des réseaux hydrométriques nationaux, de collectivités territoriales, … Jusque-là, chaque observatoire assurait séparément l’archivage de ces données et leur mise à disposition.

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Un accès facilité

Pour permettre un stockage pérenne, Irstea a rassemblé ces données, à partir de 2011, dans la Base de données des observatoires en hydrologie (BDOH), accessible via un site web dédié. Les données sont consultables librement sous forme de synthèses ou de graphiques grâce à un moteur de recherche. Elles sont aussi téléchargeables gratuitement pour les chercheurs et partenaires opérationnels identifiés (services de l’Etat, collectivités, entreprises sous conventions de recherche). "L'ouverture de cette base de données, attendue de longue date, permet à tous un accès plus facile et plus rapide à nos données hydrologiques", explique Flora Branger d'Irstea.

Une cinquantaine d’utilisateurs sont déjà enregistrés : 60 % de chercheurs d’Irstea, 15 % de chercheurs extérieurs (en général issus des laboratoires impliqués dans les observatoires) et environ 25 % de partenaires. A terme, 100 à 200 personnes devraient utiliser la base. Sa création a aussi été l’occasion de développer des outils de gestion optimisés à destination des techniciens qui assurent les relevés.

Sous surveillance

A quoi sont utilisées ces données ? Celles de l’observatoire d’Oracle, par exemple, concernent un bassin versant situé à l’est de Paris, suivi depuis 1962 ; elles permettent un suivi de long terme de l’évolution du comportement du bassin et alimentent la base de données nationales sur les cours d’eau français. Celles de l’observatoire des sédiments du Rhône, dernier né en 2009, permettent de réaliser des chroniques, par exemple, sur une année ou sur une crue, pour déterminer les flux de particules en suspension ou de contaminant (métaux, PCB, etc.) du fleuve dans le cadre de programmes de recherche nationaux et européens.

Toutes les fonctionnalités de la BDOH et toutes les données seront développés cet été. Une interface cartographique est prévue ultérieurement.

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