Le MOOC CheMOOCs sur la chimiométrie est de retour

CheMOOCs, un MOOC dédié à la chimiométrie est organisé à partir du 1er octobre, pour la 3ème année consécutive, à destination des étudiants, ingénieurs, chercheurs ou industriels. Le cours en ligne se focalisera sur le traitement de la spectroscopie infrarouge, qui permet d’estimer la composition chimique d’un fruit ou d’un légume (taux de protéines, de sucre, etc…). Les chercheurs du centre Irstea de Montpellier y partageront leur expertise reconnue internationalement.

Estimer la composition chimique d’un fruit ou d’un légume en quelques secondes, trier un déchet en fonction de sa composition… Grâce à la spectroscopie proche infrarouge, c’est possible ! Cette technique repose sur l’analyse de l’interaction de la lumière avec un produit : un faisceau lumineux est envoyé et reflété par l’objet, produisant des spectres (courbes) qui révèlent le niveau d’absorption de la lumière. Ce niveau d’absorption étant dépendant de la structure physique et chimique de l’objet étudié, les spectres peuvent ensuite être traités grâce à des outils de chimiométrie afin d’en extraire des informations utiles.

Un MOOC pour la chimiométrie

Fort de son succès des années précédentes, le MOOC CheMOOCs, dédié à la chimiométrie, est de retour sur la plateforme Fun MOOC et débutera le 1er octobre 2018. Une vingtaine de contributeurs, dont Jean-Michel Roger et Fabien Goge du centre Irstea de Montpellier,  tous des spécialistes reconnus de la chimiométrie, ont contribué à la réalisation de cours au format vidéo : professeurs, maîtres de conférence ou ingénieurs de Lille, d’Orléans, de Montpellier, etc. Les bases théoriques sont présentées et illustrées par des exemples issus de la spectrométrie infrarouge et mises en pratique grâce à un logiciel inédit de traitement chimiométrique des données.

Reconnue internationalement (après Véronique Bellon-Maurel en 2008, Jean-Michel Roger recevra début août le prix Tomas Hirschfeld 2016), l'équipe basée au centre Irstea de Montpellier apporte son expertise à la fois en spectrométrie et chimiométrie.

Ce MOOC s'adresse aux personnes pour lesquelles les mots "spectroscopie" ou "chimiométrie" sont déjà connus et suscitent un intérêt :

  • étudiants, pour une remise à niveau avant leur entrée en master ou en thèse impliquant la chimiométrie
  • étudiants en mathématiques intéressés par des applications pratiques de l'algèbre matricielle
  • stagiaires, niveau master/ingénieur, ou étudiants en thèse, ayant besoin d'utiliser ponctuellement des outils de chimiométrie
  • techniciens utilisateurs de spectromètres, souhaitant mieux comprendre les traitements de leurs données
  • ingénieurs ou chercheurs développant des méthodes rapides d'analyse, au laboratoire comme sur le terrain

Il est organisé en deux blocs : les méthodes non supervisées seront abordées lors de la première session du 1er octobre au 2 décembre 2018, tandis que les méthodes supervisées seront étudiées lors de la deuxième session qui aura lieu en début d’année 2019.

"Depuis plusieurs années, on constate un cruel manque de formation en chimiométrie en France et un réel besoin d’accompagnement des chercheurs, mais aussi des techniciens ou industriels qui utilisent des spectromètres et souhaitent comprendre le traitement de leurs données", souligne Jean-Michel Roger. Un MOOC bienvenu, donc !

Créer un réseau

"Ce MOOC était aussi l’occasion de constituer un réseau." Il s’inscrit d’ailleurs dans un projet plus global [1], porté par Jean-Claude Boulet, ingénieur de recherche à l'Inra de Montpellier et Jean-Michel Roger, chercheur spécialisé en chimiométrie à Irstea Montpellier.

Le projet comprend :

  • le MOOC CheMOOCs,
  • le développement par l'équipe Irstea d'un logiciel gratuit, ChemFlow, spécialement conçu pour faciliter le traitement chimiométrique des données. Ce logiciel ne nécessite aucune expertise informatique et peut être exécuté depuis n'importe quel ordinateur connecté à Internet. Il sert aux apprenants pour traiter les exercices du MOOC, et est librement accessible même après la fin du cous. "Le logiciel ChemFlow est assez révolutionnaire : l’idée est de pouvoir se connecter depuis son smartphone ou sa tablette et de réaliser des traitements de données de haut niveau. Il peut servir à n'importe quel enseignant en chimiométrie souhaitant faire pratiquer ses élèves et sera utilisé pour des exercices du MOOC", explique Jean-Michel Roger.
  • et le développement d’une base de données en open-access, encore en chantier pour le moment

Découvrez le teaser du MOOC

Tout savoir sur le MOOC sur la plateforme FUN

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[1] ChemProject, financé par Agropolis Fondation. En savoir plus.