Changement climatique. Quelle forêt en 2050 ?

Paru en décembre 2014, et remis au Premier Ministre et au Parlement, un rapport de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) éclaire les différents aspects des impacts du changement climatique pour l’arbre et la forêt. A l’horizon : la conférence Climat 2015 à Paris.

2015, une année pivot pour la lutte contre le changement climatique. En attendant la 21e conférence Climat organisée à Paris (COP21 ou Paris Climat 2015) et en lien avec la transition énergétique et écologique, l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) [1] a publié en décembre 2014 le rapport « L’arbre et la forêt à l’épreuve d’un climat qui change » [2].

La vulnérabilité et l’adaptation au changement climatique du domaine forestier sont des sujets d’étude nouveaux et cruciaux. Parmi les contributeurs, des scientifiques d’Irstea [3] qui mènent des travaux sur les écosystèmes forestiers ou encore sur le rôle des forêts de protection, dans un contexte de changements globaux (climat, usages).

Défi ou opportunité ?

Annoncé dans les différents rapports du GIEC, les impacts du changement climatique pourraient avoir des conséquences importantes sur la croissance, voire sur la survie, des arbres et des peuplements forestiers. Dès aujourd’hui, les gestionnaires doivent intégrer ces changements. Un défi présenté comme une opportunité dans le rapport, pour mieux prendre en compte les services écosystémiques ou encore guider les choix sylvicoles des forestiers. Car ces questions touchent directement la gestion et le développement des forêts françaises (en métropole et outre-mer).

Le rapport s’intéresse aux effets attendus du changement climatique sur l’arbre et sur la forêt protectrice (chutes de blocs, mouvements de terrain, érosion, etc.), aux impacts sur la gestion forestière ou encore sur la filière forêt-bois. Les potentialités de l’agroforesterie sont également soulignées : l’arbre agricole n’est pas à négliger, tant ses fonctions sont multiples (production de bois, participation à la qualité des paysages, contribution au maintien de la qualité de l’eau et au support de la biodiversité). Le rapport souligne ainsi un regain d’intérêt pour l’agroforesterie face aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux.

Balade en la forêt en 2050

L’originalité de l’étude se trouve à la toute fin, dans le dernier chapitre. Avec l’appui de scientifiques, c’est un véritable récit d’anticipation qui est proposé, pour une balade en forêt de Tronçais (Allier) en 2050, dans un monde devenu écocitoyen. Nous suivons Timéo, 15 ans et Stéphanie, retraitée de l’Office national des forêts. Un exercice de prospective qui pourrait illustrer le résultat de bonnes décisions.

Télécharger un extrait ou commander le rapport.

En savoir plus


[1] Créé par la loi du 19 février 2001, l’ONERC matérialise la volonté du Parlement et du Gouvernement de prendre en compte les questions liées aux effets du changement climatique. En savoir plus.

[2] Coordination : RMT AFORCE, ARTELIA, GIP Ecofor et Technoscope. Diffusion : La Documentation Française.

[3] Frédéric Berger (chapitre C – parmi les auteurs principaux), Eric Collin (chapitre D encadré 12), Thomas Cordonnier (chapitre D encadré 9) et Thomas Curt (relecture).