Co-construire la recherche avec les Régions pour le développement durable des territoires

Agro-écologie, circuits courts ou économie circulaire, les territoires ruraux sont soumis à des changements et défis majeurs. Pour imaginer et co-construire un des outils (formations, guides..), les acteurs du PSDR4 se rassemblent pour une Ecole-Chercheurs, organisée par l’Inra et Irstea, à Toulouse le 15 novembre 2016, puis du 16 au 18 novembre à Aspet. Avec le soutien de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et du Réseau Rural Français. 

Initié en 1996, le programme PSDR (Pour et Sur le Développement Régional) favorise depuis 20 ans les coopérations entre chercheurs et acteurs du développement territorial. Pour sa 4e génération, PSDR4 (2016-2020) a retenu 33 projets dans 10 régions françaises en mettant l’accent en particulier sur l’innovation et l’agro-écologie. Ainsi, l’objectif de l’Ecole-chercheurs organisée par l’Inra et Irstea le 15 novembre à Toulouse, est d’imaginer et co-construire les étapes et travaux nécessaires à l’élaboration, d’ici 2020, d’outils, de guides ou de formations apportant des réponses aux défis du développement durable dans les Régions. 
Cette journée, en associant chercheurs et acteurs régionaux, permettra de dessiner des pistes d’adaptation des politiques publiques rurales et territoriales, en réponse aux nouvelles attentes sociétales (préservation de l’environnement, alimentation de proximité, lien rural-urbain…).
 

Les enseignements des précédents PSDR

Précisément, la tenue de cette Ecole-Chercheurs en début de programme est une des recommandations faites à la fin de PSDR3 (2007-2012). L’objectif est de favoriser les échanges et les partenariats pour initier les projets. Autres enseignements apportés par le précédent programme, la mise en place d’un temps de valorisation intégré dans celui des projets, rallongé de 4 à 5 ans, ou la mise en œuvre de groupes transversaux à l’échelle nationale. Par ailleurs, des produits innovants issus de PSDR3 sont déjà largement utilisés par les professionnels : 
  • le jeu de plateau Rami Fourrager®. Objectif : aider les éleveurs à adapter leurs prairies au changement climatique 
  • le guide « Circuits courts : des outils pour mieux agir »
Ces quelques exemples témoignent de la volonté établie depuis 1996, via les programmes PSDR, de sortir la recherche des laboratoires pour la confronter aux problématiques de la société et aux attentes des acteurs de terrain. 
 

Focus sur 3 projets du PSDR4

1 : Agroécologie : Sur les 33 projets retenus, l’agroécologie est à l’honneur dans 12 d’entre eux, dont
 
  • le projet ATA-RI[1] qui porte sur l’accompagnement de la transition agro-écologique de l’agriculture en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. Il permettra de produire des connaissances et des outils pour le développement de systèmes agricoles gérant durablement la biodiversité, l’eau et le sol. Commencé en 2014, ATA-RI a déjà permis la création d’un outil d’aide à la décision, nommé Capflor®, qui préconise des mélanges d’espèces fourragères en fonction des conditions pédoclimatiques de la parcelle à semer et de la valeur d’usage souhaitée par l’utilisateur (fauche, pâturage, mixte).

Promotion du développement durable à l’échelle interrégionale, grâce notamment à 2 projets :

  • Le projet FRUGAL[2] est centré sur l’analyse des systèmes d’approvisionnement alimentaire de métropoles du Grand Ouest français et de Rhône-Alpes. Les agricultures de ces territoires faisant face à des crises récurrentes (économique, sanitaire, foncière…), l’enjeu sera de réfléchir à la manière de relocaliser l’alimentation en zones urbaine et périurbaine afin de mieux valoriser les ressources locales.
  • Le projet POEETE[3] qui visera à comprendre l’intérêt et le fonctionnement des systèmes de polyculture élevage à l’échelle de l’exploitation agricole, mais également à celle des territoires, en vue d’optimiser leur durabilité et leur résilience. Ce travail devrait notamment amener à la création d’un modèle / simulateur permettant de tester des adaptations, des innovations de rupture ou des modèles d’optimisation des fermes en polyculture élevage.
PSDR4 en chiffres c’est :

33 projets, qui courent sur 5 années (2016-2020), impliquent près de 180 structures partenaires (Secteur agricole, Collectivités territoriales, Environnement et Paysage, Urbanisme et Foncier, Filière forêt- Bois) et plus de 130 équipes de recherche (Inra, Irstea, CNRS, 21 Ecoles d’ingénieurs, d’architecture, de politique et de management, ainsi que 23 Universités). Le montant financier total est de 40 M€ (total des coûts complets) dont 11 M€ de dotations, impliquant l’INRA, l’Irstea, les Conseils Régionaux, le Réseau Rural Français et l’Europe via le PEI : Partenariat Européen pour l’Innovation. Le coût moyen d'un projet est de 1,1 M€ (coûts complets), pour une dotation PSDR d’environ 290.000 €. Un projet compte en moyenne 20 ETP (équivalent temps plein), et se compose de 4 équipes de recherche et 5 structures partenaires.

Retrouvez les présentations des projets du PSDR4 et les informations sur l'école-chercheurs

Contact presse  Contacts scientifiques 

Inra service de presse : presse@inra.fr (01 42 75 91 86) -

Irstea service de presse : presse@irstea.fr (01 40 96 61 41)

André Torre, Directeur des programmes PSDR (Inra, Agroparistech, Université Paris-Saclay) torre@agroparistech.fr (01 44 08 72 36)

Frederic Wallet, Animateur national PSDR  (Inra, Agroparistech, Université Paris-Saclay) wallet@agroparistech.fr (01 44 08 16 86)

Sabine Nguyen Ba, Ingénieure PSDR national (Inra) Sabine.nguyen-ba@inra.fr (01 49 59 69 01)

 
En savoir plus: 

 

[1] Accompagnement de la transition agro-écologique – Recherche ingénierique

[2] Formes urbaines et gouvernance alimentaire

[3] Réfléchir la polyculture-élevage à l’échelle des exploitations et des territoires