Compensation écologique : une méthode d’évaluation inédite

Tout projet d’aménagement (routes, voies ferrées, …) impactant un milieu humide doit faire l’objet d’une évaluation et éventuellement d’une compensation, voilà ce que prévoit la Directive cadre européenne sur l’eau (DCE) adoptée en 2000. Cependant, il manquait une méthode adaptée au territoire français. L’Onema, le Muséum d’histoire naturelle et d’autres organismes dont Irstea, ont développé une méthode innovante d’évaluation des fonctions des zones humides. Elle est accessible gratuitement en ligne !

Entre 2000 et 2010, pas moins de 48% des milieux humides se sont dégradés en France. En effet, le développement de l’urbanisation, des infrastructures de transport (routes, voies ferrées, aéroport…) ou encore les projets d’aménagement des cours d’eau, souvent indispensables à nos activités humaines, peuvent affecter ou détruire les zones humides. Pour remédier à ces détériorations, tous ces projets doivent faire l’objet d’une autorisation et s’accompagner de projets compensatoires. Il s’agit, généralement, d’opérations de restauration ou de création de zones humides, destinés à maintenir à l’échelle du bassin versant les fonctions jusque-là remplies par les zones humides impactées.

Dès lors, comment évaluer les fonctions remplies par une zone humide avant impact et s’assurer que le projet de compensation permettra d’atteindre l’équivalence fonctionnelle ? Pour y répondre, L’Onema et le Muséum d’histoire naturelle ont mis au point, avec d’autres partenaires, dont Irstea, une méthode innovante d’évaluation des fonctions des zones humides. 

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