Une nouvelle offre d’imagerie satellitaire au service des territoires

Pour une meilleure gestion et appréhension du territoire, 6 organismes de recherche s’associent avec Airbus Defence & Space pour proposer une offre d’image satellitaire SPOT 6-7 hautement performante aux scientifiques, et acteurs public. Grâce au nouveau dispositif d’offre et d’accompagnement ceux-ci  pourront désormais d’un simple clic accéder à des images satellitaires de très haute résolution sur l’ensemble du territoire français (ROM-COM comprises) et d’autres régions du monde

Pas de meilleur point de vue que le ciel pour suivre l’évolution de notre territoire. Avec SPOT 6-7, pour mesurer le recul du trait de côte ou l’étalement urbain, cartographier un incendie de forêt, évaluer le taux d’occupation des zones d’activités économiques…. les images satellitaires fournissent des données de haute résolution, fréquemment actualisées et d’une très large couverture. Une offre qui intéresse de près scientifiques et acteurs des politiques publiques en charge de l’aménagement du territoire. 

Une filière nationale de télédétection spatiale

S’appuyant sur plus de 20 ans de recherche, les différents organismes de recherches regroupés au sein de l’Equipex GEOSUD[1] et du pôle THEIA [2] ont mis en commun leurs données et leurs compétences. Dernièrement, 6 d’entre eux (le CNES, le Cirad, le CNRS, l’IGN, l’IRD et Irstea), ont formé un consortium afin de donner naissance à une filière nationale d’imagerie satellitaire.  
Les 4 points forts de l'offre : 
  • Un lieu : la Maison de la télédétection. Basé à Montpellier, cet espace s’est dernièrement agrandi afin d’accueillir de nouveaux partenaires scientifiques et une pépinière d’entreprises dans le domaine de l’information spatiale, et permettre d’amplifier la tenue de formations aux sciences et techniques de l'information spatiale à destination des acteurs de terrain, 
  • Un équipement : Une station de réception satellitaire, équipée d’un premier terminal de réception SPOT 6-7, installée sur le site Irstea de Montpellier et opérée avec l’IRD 
  • Un accord-cadre avec Airbus. Pour garantir l’accès à une nouvelle offre d’images spatiales de très hautes résolutions SPOT 6-7, le 18 juin 2015 a été signé un accord-cadre de télémesure entre les organismes de recherche publique et Airbus Defence & Space. 
  • Un site web : http://www.satelliteimageaccess.eu/ pour accueillir et traiter les demandes

Une nouvelle offre d'image satellitaire

C’est une première en Europe ! Désormais, acteurs publics et scientifiques auront à leurs disposition, gratuitement ou moyennant coûts marginaux, des images satellitaires de très hautes résolutions. 
Ces images issues des satellites SPOT 6 -7, offrent la meilleure solution technologique car elles sont Satellite Spot 6-7
  • de très hautes résolutions (taille du pixel)
  • d’une grande précision (dimensions au sol des images) 
  • mises à jour régulièrement (répétitivité temporelle des captures)
  • en adéquation avec des commandes précises (capacité de programmation et agilité)
De plus, pour remédier aux difficultés de prises en mains des outils et méthodes de traitement des images, l’offre propose également aux utilisateurs un panel de solution :  
  • Logiciels de traitement d’images génériques en accès libre
  • Développement d’outils sur mesure[3]
  • Mise à disposition d’un prestataire privé
  • Formations… 
Et, le public est déjà au rendez-vous. La structure compte aujourd’hui plus de 350 entités adhérentes[4]  et dernièrement plus de 100 acteurs publics ont téléchargé des images issues de la couverture nationale 2014 de la France, y compris les ROM COM. Or, en 2016, le portefeuille de produits d’imagerie satellitaire s’enrichira pour les acteurs publics et scientifiques avec la mise à disposition gratuite des futures images des satellites européens Sentinel 2[5] 
Par ailleurs, des licences complémentaires permettront aux acteurs publics, scientifiques et aux petites entreprises pour leurs R&D de bénéficier d’un accès simplifié aux images et aux capacités de programmation de la station de réception pour des acquisitions sur mesure de nouvelles images.
 
Si la recherche publique est en capacité d’offrir une si belle  offre aujourd’hui Jean-Marc Bournigal, président d’irstea et mandataire du consortium, avertit: « La recherche s’est mobilisée pour initier le processus et est allée aussi loin que possible. Il faudra trouver avec les utilisateurs et les acteurs des territoires, les moyens de pérenniser cette filière d’intérêt général »
En savoir plus :
  • L’unité de recherche TETIS
  • Le pole THEIA (Pole thématique surface continentale)
  • Le site GeoSud (GEOinformation for SUstainable Development)
 

[1] GEOSUD : GEOinformation for SUstainable Development : Infrastructure nationale d’imagerie satellitaire pour la recherche sur l’environnement et les territoires et ses applications à la gestion et aux politiques publiques qui regroupe 13 partenaires institutionnels : AgroParisTech, CETE sud-ouest, CINES, Cirad, CNRS, IGN, IRD, Irstea, Université de Montpellier, Université Antilles Guyane et Université de la Réunion.

 [2] THEIA : Infrastructure de données satellites pour la communauté scientifique qui regroupe neuf institutions publiques françaises impliquées dans l’observation de la terre et les sciences de l’environnement : CEA, CIRAD, CNES, IGN, INRA, CNRS, IRD, Irstea, Météo France

 [3] Ces développements seront conditionnés en fonction de la nature du besoin, de la maturité scientifique et opérationnelle de la méthode et des ressources financières disponibles. 

 [4] Les entités adhérentes sont des collectivités territoriales, services déconcentrés de l’Etat, des laboratoires de recherche… Liste complète disponible sur le site de Geosud

 [5] Construit par Airbus Defense and Space, le premier sera mis en orbite le 22 juin 2015.