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#DigitAg : booster l’agriculture par la formation et l’innovation numériques

© rzoze19-Fotolia

27/02/2017

Accélérer le développement économique de l’agriculture grâce au numérique en s’appuyant sur un tandem enseignement/recherche innovant voici le projet du nouvel institut Convergences #DigitAg. Sélectionné en juillet par l’ANR, le projet a officiellement démarré le 1er janvier 2017. Focus sur les premier pas d’une nouvelle forme d’innovation scientifique dont l’ambition est de devenir la référence mondiale pour l’Agriculture numérique.

Favoriser le développement de l’agriculture numérique et des entreprises, en France et dans les pays du Sud, via la recherche, l’enseignement et le transfert et devenir d’ici 2023 la référence mondiale de l’agriculture numérique, voici l’objectif que se donne le nouvel Institut Convergences #DigitAg. Lauréat avec 5 autres candidats du premier appel à projet « Instituts Convergences » de l’ANR, #DigitAg rassemble 4 organismes de recherche, 4 structures d’enseignement supérieur, 8 infrastructures d’investissement d’avenir et 8 entreprises, à Montpellier, avec 2 sites satellites à Toulouse et Rennes. Il a officiellement démarré le 1er janvier 2017 avec une aide de l’ANR de 9.9 M€ sur 7 ans.

Mais #DigitAg, c’est surtout «  une formidable occasion de faire de la recherche différemment, en se confrontant à d’autres angles, d’autres disciplines, et donc de faire ressortir de l’innovation scientifique, pédagogique et technologique » explique Véronique Bellon Maurel, directrice du département Ecotechnologies à Irstea et directrice de #DigitAg, qui traduit ainsi le cœur de ce nouveau dispositif du programme Investissement d’avenir et demande aux équipes de « rompre avec le « business as usual »

Comment ? En plaçant l’interdisciplinarité et la formation au cœur du projet.

L’agriculture numérique en 8 challenges

Interdisciplinarité c’est bien le mot d’ordre de ce projet. Rassemblant plus de 300 chercheurs, économistes, agronomes, informaticiens, sociologues répartis sur 25 unités de recherches, #DigitAg se décline autour de 2 enjeux sociétaux et économiques majeurs pour l’agriculture numérique, eux-mêmes découpés en 8 challenges dans lesquels se répartissent les chercheurs toutes disciplines confondues :

  • L’optimisation de la production agricole pour limiter les impacts environnementaux traduit en 4 challenges : 1- Appui à l’agroécologie, 2- adaptation des variétés à l’environnement et aux marchés, 3- protection des cultures, 4- production animale durable.
  • L’insertion de l’agriculture numérique dans l’ensemble de la société, traduit en 4 challenges qui interrogent la manière dont les TIC vont : 1-révolutionner le conseil et les services aux agriculteurs, 2- faciliter l’intégration de l’agriculture dans le territoire, 3- permettre à l’agriculture de mieux bénéficier de la chaine de valeurs 4- aider au développement agricole dans les pays du Sud.

Ces challenges sont abordés au sein de groupes de travail pluridisciplinaires, qui identifient les grandes questions de recherche, les verrous afin de définir les sujets de thèses inédits car confrontant plusieurs disciplines. En faisant, émerger autour d’un même objet, des clusters de thèses de différentes disciplines sur des sujets similaires afin de permettre ainsi, ils permettront un éclairage plus complet d’un sujet de société.

Concrètement, l’émergence autour d’un même objet de clusters de thèses, chacun centrée sur une discipline différente, et la mise en place d’un dialogue entre ces thèses, permet la construction des questions de recherches originales et un étude plus complète d’un sujet de société. Le challenge « protection des cultures » suscite, par exemple, des questions aussi diverses que celle de la détection précoce des maladies (qui nécessite des recherches sur les capteurs) ou celle de l’assurance des cultures et de la modification des systèmes assurantiels rendue possible par les TICs. Et ce n’est qu’une petite partie des questions…

L’enseignement et les étudiants au cœur du dispositif

Car, pour porter l’innovation et fédérer la structure, #DigitAg mise sur les étudiants et les jeunes chercheurs français et internationaux : « au cœur du dispositif, on les espère curieux, investis, et à même de faire le lien entre les différents labos et structures qui composent #DigitAg pour être les moteurs de l’interdisciplinarité, et devenir ensuite les hérauts d’un tel type de recherche, plus ouverte » explique Véronique Bellon Maurel. Et, le programme, avec 150 bourses de stages de master, 56 bourses de thèses et 18 années de post-doctorat offertes à minima dans #DigitAg,  a tout pour attirer des étudiants et doctorants internationaux.

D’autant plus que,pour aider à la concrétisation des projets de thèses et transformer les résultats en démonstrateurs, une équipe de développeurs informatiques (120 mois/homme) sera recrutée et associée à la Graduate School.

A l’horizon 2019, sera crée la Graduate school en agriculture numérique. Inspirée du modèle anglo-saxon, cette nouvelle forme d’école doctorale, englobera l’ensemble des formations niveaux masters et doctorats, qu’il s’agisse de programmes de formation initiale, ou à vocation professionnelle. Une vraie rupture, quand on prend en compte la nette séparation qui existe aujourd’hui en France entre le niveau master et doctorat rappelle Marie Laure Navas (Directrice déléguée aux formations et à la politique scientifique, Montpellier SupAgro). Pas moins de 20 masters dont 4 nouveaux parcours sont prévus.

Le lien avec les entreprises est également au cœur du dispositif d’enseignement. Les 8 entreprises partenaires assureront des cours, et apporteront une cinquantaine de bourses de stages de masters, qui seront accueillis dans leurs locaux. Sans oublier également, l'intégration  au dispositif de la Chaire d’entreprises AgroTIC, véritable trait d’union entre le monde industriel et les étudiants avec ses 23 entreprises.

Autre nouveauté, le Mas numérique, une plateforme de démonstration en agriculture numérique. Le projet est soutenu par 4 entreprises mécènes (SMAG, Vivelys, Pera-Pellenc, ITK) et 8 entreprises partenaires (TerraNIS, Agriscope, SIKA, Force A, ICV, Bayer, GéoCarta, Cap 2020, Axe Environnement), toutes mettront à disposition leur matériel. Ouverte dès novembre 2017 par la fondation Montpellier SupAgro sur le domaine du Chapitre à Villeneuve-les-Maguelone près de Montpellier, la plateforme constituera un outil pédagogique inédit, car ouvert à l’enseignement. Etudiants et enseignants pourront bénéficier d’un matériel renouvelé et à jour pour leurs travaux et leurs apprentissages.

Enfin, autre trait d’union entre le monde de la recherche et des entreprises, l’Observatoire des usages de l’agriculture numérique est une des premières actions portées par #DigitAg et la chaire AgroTIC. Cet observatoire produira des états des lieux (tableaux de bord, évaluation des freins à l’adoption des technologies numériques et leviers possibles). Actuellement, l’observatoire étudie les usages de la télédétection en agriculture.

Prochains rendez-vous

Pour l’heure les prochains rendez-vous sont :

  • 30 juin 2017 : l’inauguration de l’institut #DigitAg
  • 1-2 juillet : Hackathon Agriculture numérique
  • 2-6 juillet 2017 : Colloque européen EFITA à Montpellier
  • 28- 30 novembre 2017 : inauguration du Mas numérique
  • 2019 : inauguration de la Graduate school

Pour suivre le projet rendez-vous sur : -  www.hdigitag.fr ou sur Twitter :   @DigitAgLab

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